07.02.2010
Pour la guerre, qui sera avant la paix
Il faut juste un grain de peau, une couleur d'ici. Un peu d'air la nuit, du repos. De la musique, ou bien seulement pas de bruit. Comme un bateau qui glisse dans la nuit. Une rampe, un truc un machin : un objet simple qui fait qu'on peut poser sa main. Vouloir savoir où on pose les pieds, ici c'est sûr, mais là non car c'est le danger. Connaître le terrain pour le jour où il faudra batailler.
15:00 Publié dans bourrique | Lien permanent | Commentaires (1)
06.02.2010
ne porter que soi
Le plus à gauche mais aussi à droite, quelques grammes à peine qui modifient le paysage.
Un poids dans la main, au creux, comme une pomme, un dessin, la charge ronde.
Une douleur au bout, le signal, la preuve
Et parfois tombent les yeux, et parfois
juste un haut le coeur,
Ces choses qui émeuvent.
Une photo en moins, devant le mur kaki,
Une photo en moins pour le départ de qui.
Coincé dans les contraintes, la bonne figure,
Ne pas fiixer les plinthes, juste caresser les murs.
Prendre un draps.
Serrer un rond, attendre la date : on regarde au loin le soleil,
l'été qui vient, maman qui chante, le chat qui veille.
Attendre, atypique, craindre, que derrière, un creux,
comme dedans, devant, tout autour sentir trop de vent.
Je voudrais l'hiver sans fin, reprendre une hauteur.
Comme il a dit : retrouver la lumière sur ce visage
où je sèche des pleurs.
Des choix raisonnables, émotions et lucidité,
juste en pariant que après.
Savoir que quand on a grandi,
il faut avoir appris
à se porter.
22:02 Publié dans Au bord de l'eau | Lien permanent | Commentaires (0)
04.02.2010
Comme une tempête
mais juste pour rire.
En fait elle est pas super drôle, même qu'une amie
m'a dit que c'est qu'une pute
la vie.
Sauf qu'en vrai, non
parce que on marche devant le vent et
on s'en prend
plein la gueule
du bien et du moins
du peur pour les siens,
du tout ce qu'on veut de toute sorte
qu'on y penserait sans fin la nuit
si on avait quelques années de moins
(quand tout est trop grand et trop grave : avant le bon âge)
On avance et on fronce les sourcils
on a sûrement les épaules voûtées
on continue le corps penché :
en avant.
Alors oui ça fait du mal ou bien il pleut
et ça pourrait coûter des petits arrêts,
des coups de fatigue.
Comme une tempête qu'on traverse
qui joue à faire peur
qui fait comme une épreuve
et il suffit
il suffit que
il suffit pour que
elle est bien la vie
parce que.
01:41 Publié dans bourrique | Lien permanent | Commentaires (1)
28.01.2010
ha oui quand même
mais c'est parce que des fois, je repousse à plus tard et ce plus tard arrive très vite, comme pour me montrer que c'est bientôt "le temps passera". Alors ça sort, c'est édité. Mais c'est là depuis des semaines dans l'obscurité. Je viens de relire et je comprends : tu ne pouvais pas suivre le pourquoi du comment. Mais le temps, déjà, a passé.
23:03 Publié dans bourrique | Lien permanent | Commentaires (0)
Non non
Non non, tu sais.
Il y a des bouts de cour avec des discussions qui y résonnent.
Des heures parsemées de lourdeurs qui s'allègent en passant.
Des sourires et du bleu, beaucoup de bleu.
De drôles de moments entre deux.
Des mains qui ne devraient pas être sur des cuisses,
de grands hommes qui vont on ne sait comment,
des cartons, des trajets, des histoires de massages,
des concerts un peu pas terribles avec Dominic A dedans
et la famille autour, et des positions de chats.
Des trucs qui s'aménagent en attendant de nouveaux espaces,
bon quelques courriers très chers qui me mènent à ma ruine :
mais tu sais l'argent, ça ne fait que fluctuer.
Non mais vraiment.
Juste une inquiétude qui pointe et qui ferait du bruit,
un peu d'accident de retard de pleurs et de départs possibles
mais pour l'instant on fait comme si de rien.
De la musique et ne pas connaître beaucoup
découvrir et une souris avec un chapeau
des trucs de vent et du vert : j'avais dit que j'aime le vert.
Les filles qui me manquent et Aude vient de partir
pour revenir
peut-être
si tout va.
Je ne sais pas, mais je crois
que tout va
au mieux que ça peut
dans cette vie-là.
22:57 Publié dans Au bord de l'eau | Lien permanent | Commentaires (3)