25.11.2009
Contentement
Les éléments, les bricoles. Des morceaux de tissu, des bouts de plastique, des mégots, des emballages, des cartes. Des feuilles, des fleurs d'hiver. Des choses qui prennent la poussière. Un univers. Des couleurs, des souvenirs : même plus les odeurs. Quelques objets qui lui sont insupportables parce qu'ils ne représentent rien pour lui. Et moi, comme un puzzle à assembler, éparpillée sur les murs, dans des tiroirs, dans des caisses auxquelles il se cogne le soir. Mes encombrants, un peu de chacun, resté, déménagé, du passé, ou parti. Un moment si parfait, associé à une musique. Des reliques de tous les bons moments. La carte de l'Union. La photo d'identité miraculée. Une fleur qui tourne mais pas la vraie, un poulain, des couleurs primaires, un bon à tirer. Une boite de Curix pour ma maman. Les boucles d'oreille en forme de guitare. Un zèbre dédoublé, le Blut. Un portefeuille curry, des étoiles. Cette fois la feuille ramassée, des codes pour quelque chose mais j'ai oublié : juste que ça vient de ce carnet. Un sac doré, la caisse de métal noir. Un sifflet. Une pin-up, une moustache, les Leningrad Cowboys. Même 4 boules de sucre pour les guerriers. L'ongle de Norbert. Une tirelire éventrée. J'en passe et des meilleurs qui n'ont pas fini de me troubler.
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23.11.2009
Astral
j'ai envoyé des mots, avec un titre. et tout ce qui me touche n'est qu'image, ou douceur. sur ma joue. et des mains, des sons, des mots. soufflés mais pas écrits. alors je ne sais pas. peut-être qu'il jettera. j'ai plein d'images, mais elles restent enfermées en moi.

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03.11.2009
ne t'en va plus

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01.11.2009
Se faire peur

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Haha
Il joue. Il joue et ça fait mal ce matin. Alors je suppose qu'il rit. Même si ça ne me semble drôle, je reconnais bien là mon humour pourri ou cette envie de croire : pas de doute, c'est bien mon corps à moi, en retard, en alerte.
Mais... Doucement voir les plus douces des histoires.
Coeur De Pirate Et Julien Doré : Pour Un Infidèle
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31.10.2009
Matinale
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29.10.2009
Les belles lenteurs

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22.10.2009
Si il y avait deux billets
Voilà. Ca s'est terminé. Et l'écran rouge, le velours, le tapis, le bruit sourd des gens qui sortent. Et un rêve, puis l'autre, puis l'autre. Tout défile comme sortent les spectateurs : calme et concentré. Les couleurs dans le sombre, et sur le siège. Une pince à cheveux rarement idéale, Devendra prêt à démarrer "we're gonna enter a new life that's for sure". Et juste là, quelques secondes après les derniers noms, une forte sensation, connue, vécue cent fois, que l'on vivra encore. Cette ville, ce cinéma. Ce soir, le travail, les gens. Tout est là, être au milieu, pas perdu mais dedans. Et chaque parcelle du corps, sentir, toucher : la pince, le téléphone, encore une grosse écharpe, la veste noire. Tout. Tout nous touche, nous affecte. Et les cheveux, une mèche devant les yeux. Tout est très réel. Vouloir cet ailleurs, qu'ici soit ailleurs. Avoir envie de la même chose, que ça soit normal, étranger mais légitime. On se lève, avec les autres derniers. Quitter ici comme si on était loin. Une robe, des talons, être pris par la main se faire caresser le front. Avancer et voir les gens du quartier, étreindre leur amoureuse du moment, dépasser les bars qui ont fait un buzz et qui se vident lentement. Traverser en étranger, tout reviendra trop près demain. Aller comme pour le sommeil. Quelques rêves dans les oreilles. Enfoncer les portes. Les portes ne manquent pas. Derrière l'une d'entre elles se trouverait un feu à l'âtre, et le noir, et le calme, à peine des murmures si vraiment il fallait. Avec un peu de cette tension qui mord. Prolonger le vide, dans le chaud, apaisé, au fond de soi. Prolonger le vide.
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In the mood ce soir
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20.10.2009
Je souris
Les projets, les journées, la manière de parler, de marcher les mains dans les poches, un certain goût pour le thé, une passion pour la photo, une amie au Canada, foot le lundi, un bon anglais, la même chemise que la mienne, un crâne, un poster kitsch dans le salon, chaque petit trait. Ils s'aimeraient bien aussi. Les mêmes désirs, des vies trop prises pour être assez remplies. Le cercle des gens qui se connaissent de loin. Avec dans le joyeux bordel un étrange lien.
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