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nov 01, 2007
Que ça

l'écorce use
Fatalement cela arrive. Similitudes de formes, de couleurs.
On mélange les odeurs. Quand il demande ce qui me passionne, je ne dis rien. Que ça. La cédille et puis un "a". L'arbre reprend vie; et sort la sève, sortent les pousses éphémères.
Pas d'ivresse gratuite, rien que des corps qui s'usent.
Le geste, lui, prend le relais et assure le rythme.
Je n'irai pas en Charentes, puisque c'est le sujet, je n'irai pas voir les arbres, voir les tournesols morts.
Je n'irai pas voir les mûres, les murs de mûres, les murs de mûres mures. Je veux parler à voix haute, et prendre de la force. Que sous cette robe ne se cache pas que du poids, mais de la puissance.
Que sous cette robe, ce coeur qui bat ne s'emmêle pas : un rendez-vous est donné, il ne mènera nulle part.
Je n'irai pas user mon corps dans des images usées. Comme l'écorce de cet arbre, que j'ai photographié.
Je n'irai pas voir les tournesols morts même si ils sont vrais, je garde toujours près de moi assez de lucidité.
Les corps s'usent et sur eux se rebâtissent en un soir un souvenir de ce qu'ils ont été.
21:45 Publié dans au bord de l'eau--- | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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