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nov 03, 2007
Les quatre fantastiques
Le premier a des allures du jeune Welles. Il promène son grand angle à Essaouira et photographie des chats, des voitures, des ronds de lumière, des danses, des bleus et des blancs. Il lui arrive malheureusement de pauser torse nu, mais quand il regarde l'objectif habillé d'un pull, le cou presque dévoilé, sa joue ronde appelle la clémence. Une focale, un bel objectif. Un départ de dans le Cantal laisse une envie de parcourir le monde.
Le deuxième transforme les banalités en dérision. Poursuivant sa quête de top model richissime, il aide et soutien le quidam égaré. Rejette les femmes qui le demandent. Il compte à peine, on ne le voit pas. Mais on aime qu'il soit là, quelque part.
Le troisième est le pire. A priori inoffensif, laisse après son passage une sensation de vide. Il y a trop à dire, des boxers triés, de one-shots manqués, des musiques écoutées. Le pire c'est lui, parce qu'il se souvient de ses désirs passés, et encourage à en faire de même. Le pire c'est ce tee-shirt chiffonné, ce cou -encore un cou - encore. Le troisième engendrera une révolution. Parce qu'il est, contre toute attente, celui qui a redessiné un cadre.
Le quatrième pousse a priori à la méfiance, ce qui boucle la boucle. Le visage franc d'un homme qui semble terminé, achevé, complet. Une vie derrière ; un canapé. Un somme et puis un tendre baiser à sa fille. S'il est cité aujourd'hui, c'est que l'oeuvre du pire a commencé.
Ainsi se poursuit le chemin virtuel, aussi honnêtement que possible, loin de la peau et de la voix, loin de la vie.
Ce qui fait trembler les enfants devant l'écran, c'est la perspective de leur propre danger. Je suis cette enfant, je vis avec mes héros leurs aventures, je m'attache. Je rêve de les rencontrer, de prendre un verre et de leur demander comment c'est : être grand.
16:55 Publié dans au bord de l'eau--- | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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