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nov 30, 2007

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Soigner à coups de Rome la dernière ivresse, quitter la ville qui ne cesse de heurter les yeux des chats. Si demain je prends le train, si demain je prends l'avion, ce sera quoiqu'il en soit pour une autre destination.

Puisque les déménagements faciles et le calme encombrant, cèdent la place à du vent, est-il forcément temps d'oublier les la nature des promesses? Certains peuvent arrêter de fumer d'un jour à l'autre sans faiblir, de la même manière, opposée, ce vide il faudrait ne plus le sentir?
Ouvrir la fenêtre, regarder ailleurs : toute bouffée d'un nouvel air devrait être chaque fois meilleure.

Ne pas avoir la volonté de tout à fait se détacher pourtant.
Alors tenter de remplacer la place Saint-Projet par le bar du Trastevere.
Et que ceux qui font avec nous ce trajet soient légers et constants.

J'irai à Rome ou ailleurs, puis je reviendrai, propre de toute attente, de tout ressentiment.
J'irai à Rome pour qu'elle brille, même en hiver, d'une peau blanche et fraîche.
Dans mes rêves, les rues ont ce goût qu'ont les nuits avant les accidents.
Et j'emmènerai avec moi cette perte de temps.

 

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