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nov 30, 2007

Harriet ne sut jamais comment cette tasse appartenait à Bogey

Terminé enfin les pages virtuelles.
Continuer bien sûr, les mots des autres sur du papier, et déjà l'envie
de monter le prochain numéro.
Sans jeu de mots.
Avoir rencontré encore des minutes de frisson;
sur le lecteur passe maintenant une chanson
la rue Kétanou
je pense à un loup.
Faut dormir, puis, fonctionner,
pouvoir aussi décrocher.
Le téléphone sonne pour toutes sortes de raisons
des rendez-vous manqués ou des félicitations
des mots d'amour, des grandes questions.
C'est la tendresse de ces jours sans passion.

Le train

Le cheminot a traversé les voies glissantes, trempées par la pluie, une clope au bec, fort de ce sentiment qu'on a quand on travaille quelque part depuis assez longtemps pour s'y trouver chez soi, à l'aise.
J'aime cette familiarité des lieux, la relation intime qu'on entretient avec ceux qu'on parcourt fréquemment.

lautreimage

Soigner à coups de Rome la dernière ivresse, quitter la ville qui ne cesse de heurter les yeux des chats. Si demain je prends le train, si demain je prends l'avion, ce sera quoiqu'il en soit pour une autre destination.

Puisque les déménagements faciles et le calme encombrant, cèdent la place à du vent, est-il forcément temps d'oublier les la nature des promesses? Certains peuvent arrêter de fumer d'un jour à l'autre sans faiblir, de la même manière, opposée, ce vide il faudrait ne plus le sentir?
Ouvrir la fenêtre, regarder ailleurs : toute bouffée d'un nouvel air devrait être chaque fois meilleure.

Ne pas avoir la volonté de tout à fait se détacher pourtant.
Alors tenter de remplacer la place Saint-Projet par le bar du Trastevere.
Et que ceux qui font avec nous ce trajet soient légers et constants.

J'irai à Rome ou ailleurs, puis je reviendrai, propre de toute attente, de tout ressentiment.
J'irai à Rome pour qu'elle brille, même en hiver, d'une peau blanche et fraîche.
Dans mes rêves, les rues ont ce goût qu'ont les nuits avant les accidents.
Et j'emmènerai avec moi cette perte de temps.

 

faire grâce à la fée

Ne cherche pas, ces mots sont bleus

Encouragée par l'étrange fée, poussée dans le dos par la douceur de mots qui veillent à toute heure. Accro, kif, pas de concurrence. Et pourtant c'est vrai, les choses changent, et la continuité me fait voir comme un ange. Les yeux sombres qui me faisaient peur, puis cette voix claire qui est comme une lueur. Etre amis, faire du vélo dans sa tête, et bosser, s'accrocher, pour lire après "tu te sens mieux aujourd'hui?". 

Il est passé minuit, et je fais une pause, avant de reprendre ces fichiers qui doivent être remis.
Le bout de mes doigts frappera encore quelques heures le clavier, et une fois mon travail accompli, c'est encore à toi que je dirai merci.

 

nov 29, 2007

7% ëlle

est encore dans le moteur de mes recherches.

Le temps finira par dire
si c'était un mot clé en l'air
bien que la pratique
se soit montrée assez claire.

Puisque je suis une bourrique, je trouve d'ailleurs ça rêche.

 


Puis je trouve un lien qui m'arrange :
Babache : benêt ou joue d'un enfant. 

Et comme pour me contrarier
un peu plus bas
je vois :
Biec-bos,
Breyou,
Coinne,
Doudouche.


Le rappel à l'ordre, sûrement.

Osons le dire

Ne cherche pas, ces mots sont bleus

De lire ces phrases qui crient l'impuissance, et le sentiment d'inexistence.
De prendre part à un moment de tristesse, d'ivresse
alors que les bars sont encore ouverts
et que les mots et les bières, et la tendresse
attendent d'être consommés.
La haine, la rage, la hargne, la gniak
quitter sur un peu d'humour inutile
les belles personnes qu'on aimerait rassurer.
Le soir traîne et voit
des gens qui chacun de leur côté
ne se lasseront pas
de s'accompagner.
Oser dire à soi ou aux autres
qu'on a un coeur comme les mômes
qui se remplit d'amitié sincère
et d'espoir de se recroiser.

 

Potion proposée

Accumuler les souvenirs pour ne pas rester sur quelque chose qui sinon
serait sacralisé.

Wouw.

 

Pas loin chiant

Quand pour la première fois
on se dit
c'est pas loin, heureusement
mais c'est quand même chiant.

Tout

Tout est prêt, il fait ses valises.
Tout est écrit, en cas de problème.
Tout est à venir, le virtuel finit.
Ils ne savent d'ailleurs plus quoi se dire.

Ce moment dans une vie
où on se voit
mettre tout ce qu'on a été
dans la balance.
Ce moment où
tout est en mouvement.

Mon île

Elle est couchée, et ses yeux presque fermés.
Elle s'inquiète de ses cheveux, de son visage.
Raccordée de toutes parts
fébrile, elle écoute vaguement nos bavardages.

Même au plus mal, elle ne pense qu'à une chose
se changer,
mettre la jolie robe de nuit
qu'elle avait soigneusement pliée.

Elle s'excuse, elle qui nous a lavés
de ne pas avoir bonne mine
et d'être fatiguée.

Ma mère est une île
au milieu de ces couloirs
et ce soir,
elle a serré mes longs doigts
qui d'habitude l'effraient.
Elle a gardé ma main
dans la sienne,
probablement inquiète
de ce qui aurait pu se passer :
c'est pourtant encore moi
qui me sens protégée.

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