« Accompagnateur | Page d'accueil | Hoo la belle dorée »
mar 09, 2008
Des soins
Ne perds pas de temps, ces mots sont bleus
Des appels en absence, et des messages. Succès soudain en deux heures à peine. C'est lorsqu'on n'attend plus que ça se manifeste. C'est au coin du chantier, en bord de table, tous les deux frigorifiés, seuls dans nos apparts qu'on veut remplis de vie, qu'on a achetés pour les partager, qu'on se raconte. Et pendant ce temps, l'appareil sonne silencieucement.
De tous les messages n'ouvrir que le dernier qui vient du bleu. Un coeur se fend, et c'est ici, à Bruxelles, qu'est le pansement.
Le convecteur chauffe, on vide la bouteille. On fume et quoi des travaux, pour qui, quand. Et ce qu'il a dit, et pourquoi elle a fait ça. Des blablas de couples passés, des constats de nous changés.
Le coeur se fend, je serai le pansement. On se dit : nous étions une entreprise, on se dit : elle va vers la mort.
Et puis, minuit. Monter les escaliers alors qu'un autre rentre, voir son visage blessé de nous voir s'éloigner. Choisir où on fait du bien, on ne peut pas tout soigner.
18:50 Publié dans l'avant-toujours | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://agota.hautetfort.com/trackback/1504727
Les commentaires sont fermés.