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mar 10, 2008

Pareil

Un moment de soleil par la fenêtre, une voiture qui roule trop vite dans la rue, le choix d'un meuble même sur catalogue, des fruits ou des légumes dont je connais pas le nom. Des vacances où tu conduis, d'autres où je nous risque l'accident. Des belles choses qu'il y a forcément dans Paris, rencontrer tes parents. Le matin, si un jour on a le temps : on lit. Puis on s'enlace infiniment. Le sourire de ta fille, le poids dans les escaliers de deux enfants. Râler parce qu'il n'y a plus de jus de fruits, de lait, de café ou de vin. Qu'on aille chacun dans un bar et en revienne pressé de se retrouver. Se manquer. Un anniversaire marquant : une dizaine, ou bien un autre Noël. Des cadeaux à la con. Des problèmes d'argent en serrant les dents. Se voir baisser les bras, mais pouvoir remonter l'autre comme personne. Les mêmes rêves qu'on a tous faits, parce qu'on y croit encore, qu'on y croit toujours malgré le temps, qu'on y croit mon amour. Couchés dans une cuisine, regarder la saleté, remettre à ce soir ou à demain, ou bien le faire parce que à deux c'est plus léger. Que tu sois ici, dans cette ville, dans Saint-Gilles. Que ce soit ton appartement. Que dans quelques années on surmonte la crise, qu'il n'y ait plus de papillons roses dans le dos de l'autre. Que les craintes justes soient déclarées comme telles, que ce que chacun est soit présent. Et des pommes au marché, ou du poulet rôti comme quand. Que tu rencontres le barbu, qu'il t'emmerde comme il m'emmerde souvent. Du travail où on s'aide mais pas que, ou en tout cas pas essentiellement. Qu'Orson te bouleverse, ou que tu saches au moins comment ça se fait que je l'aime tant. Que tu ne craignes pas Till, que je ne craigne pas qui ? Que les images d'ailleurs ne soient que du vent. De la viande très cuite s'il ta plaît; limite cramée. Et du chocolat au lait, je m'en fous du 100%, c'est pas bon. Quelques bourrelets, mais pas trop, des Dim, des tadadadadadas sous la couette. De la franchise même qui fait mal mais tout droit devant. De la douceur même forcée parce que parfois on doit. Et des sorties et des cinés. Parfois un film en fin de soirée : mais pas trop Internet ou les DVD : faut pas me laisser te quitter. Des Ma jolie ou Ma poupée, des Ma chérie, des J'ai envie. Des orages et puis passe le temps. Quelques tee-shirts offerts, ou des clés USB, des chépakoi t'offrir, des chépakoi mettre. Mets ta robe s'il te plaît, mets ton pull noir. Montre-moi tes yeux, tu finis quand ? Et des pommes parfois, arrêter la clope puis la reprendre. Soigner ce qui gratte jusqu'à ton bras. Te garder près de moi. La musique de Tony Joe White à découvrir. Ecouter tes enregistrements, comprendre ce qu'est une gaule, savoir faire un plan de feux. Ce qu'a dit Arnaud et pourquoi il l'a dit. C'est un comme Fabien, n'y va pas. Prends soin de toi, demande plus, il manque de la vie à ta mise en page. Tu fais quand ton livre, on est auteurs compositeurs de la loose. Serrer la main dans la rue, ne pas craindre les minettes qui te reconnaissent. Des mèches folles au bout de la rue on revient en même temps. Je t'appelle parce que je sais plus ce qu'on fait vendredi. T'as encore oublié d'éteindre la lampe. J'ai fait un lessive, j'ai vu oui merci. Regarde cette photo hein oui qu'elle est jolie cette fille. Je te présente Laurence, mon soleil, ma vie. Et puis aussi j'aimerais : je te présente Bertrand. Flor, Constant, Anne. Tu portes le calicot ?
J'imaginais pas Minou comme ça ni Magalie. J'ai repensé à Nora, j'en suis triste pour toi. Non, rien je disais ça comme ça. T'as vu cette maison c'est à vendre, qu'est-ce que t'en penses ? On dit comment "crêpe" en breton ? On va voir Franck à Saint-Malo, Marina et Pierre viennent à la maison. Massilia donne un concert, on y va. Il a eu des ennuis j'y vais. Je viens avec toi. Respire, respire. Monsieur ne restez pas là. C'est une fille ? T'as de la fièvre, c'est moi qui fait à manger. Commande pluôt une pizza. C'est la vie que je voulais vivre. Rabelais plus que Voltaire. T'as jamais lu Adamek ? Ca fait deux ans que Riel prend la poussière, on y pose notre tasse. Y'a des cris dans la rue, des cris de joie. Quand elle a dit ceci j'ai pensé cela. Etcetera. Liste non exhaustive des choses à partager sous le toit.

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Commentaires

Comment tu fais pour sortir tous ces mots magiques?...%-)

ho, et on dit krampouezh, pour crêpe...

Ecrit par : marina | mar 10, 2008

Oooh merci ma bretonne : krampouezh ! ça c'est un mot magique !

Ecrit par : agota | mar 10, 2008

Zut, Marina m'a devancé...
pour le mot magique...
Mais les meilleurs des Krampouezh elles se mangent chez mes parents...
Héhé.!!

Ecrit par : philoup | mar 11, 2008

Ha ben je demande que ça d'essayer les krampouezh parentales, moi !

Ecrit par : agota | mar 11, 2008

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