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mar 18, 2008

Respire je crois

Au bout du souffle, de l'entraînement. Quelque chose qui a pris sa place sérieusement, quelque chose qu'on lache pour aller ailleurs. La construction prendra une forme différente sinon meilleure. Mais cinq mois, une autre vie. Faire le bilan, arrêter bientôt. Tirer le volet sur les échos. De Jérémie à Bordeaux, toutes les voix, les trains les factures. Les coups de fil la nuit, les histoires, un trajet en voiture. Revoir, remonter, jusqu'à Bienvenu. Un retour de casse-gueule, quelques images, quelques sons, quelques textes enfin. Les témoins en typo des histoires de rien. Du plan à trois de Laurent aux Ne nous ne perdons pas venus de Saint-Malo. Quelques personnes qui font le lien. La blogosphère, les essais. Etre sérieux, faire, être sérieux, ne pas arrêter, être sérieux. La recherche, la discipline, écrire encore. Quelques retours qui font du bien. A bout de souffle, récupérer ce temps, quand Dial avenue sera en route. Ne plus venir que pour en faire je ne sais quoi, ne plus venir par constance, mais par choix. Penser au sourire aimable de Lucien : Ah l'impatience des jeunes. Avoir tenu, j'ai tenu. Mené jusqu'au bout : c'est où ? Mené tous les soirs, comme un travail. Ne pas avoir été économe, ne pas avoir été légère. Constater les efforts, puis que je m'en aille. Bientôt lacher le bébé, je l'espère. Et fouiller dans les murs pour y récupérer l'idée qui m'a traversée.

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