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mai 14, 2008

Journal du soir - boulette

Travailler un an dans le même établissement, et n'avoir jamais goûté les boulettes. En avoir parlé, avoir réfléchi à son coût, à sa taille. Avoir parlé de renoncer à sa fabrication. Et enfin, un an après : eh ben c'est bon.
Mais je suis viandophile aussi...

Titi

Bon alors en fait, il ressemble à un Breton épanoui : c'est à dire qu'on sent qu'il est VRAIMENT HEUREUX et qu'il a la pêche MAIS ça se traduit uniquement par de timides mouvements de hanches, les genoux légèrement fléchis. Je peux pas mieux dire : c'est la limite extérieure de l'enthousiasme du pudique. C'est même presque arrogant : parce que un introverti de nature qui se sent bien là où il est, ça a la classe quand ça pétille. Vive les Bretons en costume ! (Les autres que les Bretons, c'est M'as-tu-vu et consorts.)

Alors pour le son, ça donne dans les graves, ça on savait. Et faut pas spécialement écouter les paroles, mais ça on savait aussi.
N'empêche qu'entre deux interminables (elles le sont toujours) explications de J'ai écrit cette chanson un jour où j'étais seul dans ma salle-de-bains (je radio-vipère à peine), bref, entre deux de ces explications, il a maintenu le contact avec le public. Pas le Public. Nous : tout proches.
Il était présent, il allait bien et à son rythme, mais on sentait le plaisir. Et les gens (Etienne ! Etienne ! Week-end à Rome ! Wouaiiis) qui parlaient (Etienne ! On t'aime! Hé Etienne ! Wouaiiis !) l'ont sûrement bien senti.

C'est un concert de proximité, c'est le fruit des amours entre Claude Barzotti et Madonna ou euh je sais pas moi : qui est-ce qui nous a fait vibrer une fois tous les 4 ans depuis 25 ans (*) ?

C'était pèpère et familial, comme avec un pote qui a la patate en chantant. C'était tout mimi avec des filles au violon qui ont des robes de princesse. Seule faute de goût selon moi : les vidéos, surtout celles où toute la bande s'efforce de bien faire la gueule. Avec un effet "J'ai poussé mon 400 à du 3200 ASA". De ce point de vue, j'ai préféré Control (merci Pierre).

Mais bon voilà : on était 6, on était contents, on a mangé des Sultana choco-poire (merci la pub), on a aussi entendu Daphné (ou Dafné ?) qui passe paraît-il en boucle sur France Inter (pas merci à Mint qui est devenur merdique en un temps record) , et les Ukulélé Girls qui étaient adorables avec leurs cheveux d'Amazone et leurs Hot boys.

(* : moyenne pas scientifique) 

Le journal du soir

Journée bien remplie et finie à 20h. Et bien sûr il reste toujours plein de choses à faire. Mais de temps en temps, de rien faire en est une : c'est une activité en soi de pouvoir prendre le temps de se poser. Pourquoi ça doit aller vite alors que ce qui doit s'enchaîner semble ne jamais avoir de fin ? Alors, bon : V. pour Vendetta. La vengeance du travail en retard sera terrible !

Mais ce soir : on emmerde le travail.

Journée injuste

Les travaux des étudiants s'accumulent sur le serveur, et ils sont tous en sueur. Même les visages d'habitude souriants sont moins charmants. On sent monter dans l'air en même temps que la moiteur l'envie de que la journée soit finie : allez courage, plus qu'une heure. Il fait clair et ça sent encore vaguement l'impression, les boites vides s'empilent, j'aperçois mon carton. Le paquet est prêt, désolé de pas avoir pu faire plus vite. T'inquiète pas, vas-y fais tes trucs, de toute façon on est que deux à avoir attendu sérieusement. Ils continuent de courir dans cet endroit déjà chaud d'ordinaire, les pauvres sont trempés, dépassés par ce qui leur reste à faire.
Moi, je sors la caisse dans les bras : j'ai le temps d'un tango avant de déposer ça.

La Saga de L & C : épisode 3

Thématiques de l'épisode : La patience de C dure le temps de deux morceaux de quiche, et la Reine craint pour son trône.

Argument : Alors que les conversations vont bon train, C  se laisse aller à la poésie en prose. Décrivant un moment de douceur, la formule "Etre aux petits oignons" passe par les formes "être aux petits soins", et "être aux petits anges".  Question de vocabulaire, c'est au tour de L de découvrir l'expression "attendre famille". Un ange passe.
Ou un oignon.

Morale de l'histoire : Ne jamais donner de viande à son bouquet mystère : c'est faire une gourde. 

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