« Une semaine après | Page d'accueil | Remember the 5th of june »
jun 18, 2008
2 hommes
Il n'a pas eu le moindre signe depuis 4 jours. Rien. Seul. Que des slips : pas de fringues, pas d'appel, rien. Deux avocats : pas de signe. Et on appelle. Et on se demande : est-il seul en cellule ? Peut-il avoir du courrier ? A-t-il reçu de l'argent ? Ca l'énerve. Dans une autre langue probablement. Quand on habite depuis si longtempsun pays dont la langue est autre : est-ce qu'on s'énerve dans la langue maternelle ou dans la langue du pays choisi ? Il est libéré. Il est libérable. Il est en préventive. Par défaut. Et doit faire la preuve de son innocence depuis sa cellule, où personne ne peut le voir. On vient d'apprendre que quand la famille ou l'épouse est à l'étranger, un détenu peut venir au nom de la famille.
Il aura fallu 11 jours pour qu'on nous le dise. Et de toutes façons, la juge a levé les restrictions, mais la prison a décidé que c'était pas la bonne manière de faire.
Il est en grève de la faim. Encore. Il est en faute pour sa conditionnelle : il ne pouvait pas être en contact avec des détenus ou ex-détenus. Alors pour qu'il n'en voie pas, on l'a mis en prison, où ça se fait rare...
Bien sûr, si il sort et qu'un voyou au casier judiciaire vierge essaie de le faire plonger dans du banditisme, il pourra lui parler.
Mais des gens qui militent pour la solidarité : non. Que serait-il devenu si il n'avait pas croisé le dangereux progressiste ? Probablement qu'il aurait pas fait ce chemin, probablement qu'il serait la personne dont les journaux ont parlé.
00:40 Publié dans On avance | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://agota.hautetfort.com/trackback/1668511
Les commentaires sont fermés.