30.10.2008

ronflements

elle ronfle et promène sa banane. elle se pose. on se dit des insultes. je dis chaton. il préfère les plus vieilles formules.

29.10.2008

cigarettes

on diminue, on fait moins. on limite. pour élargir. les perspectives sont là : devant. dans les clopes de côté, sur l'appui de cheminée.

20.10.2008

Quand elles

J'ai retrouvé le chemin du vide, sans le suivre. Sans vouloir. Mais c'était là. C'était une route d'affiches, de choses, d'achats, de fric. De cinéma. Des moments volés au réel, des fuites, des crasses qu'on mange en regardant la télé, pour occuper un territoire en attendant. Quoi, je ne sais pas. Puis ce rêve, puis ce rêve éveillé.

Plus rien ne comptait plus. Je me souviens de "je n'ai pas su les protéger".

J'ai retrouvé la route où tout me semble inutile : les façades, leurs pubs, les devantures et les achats compulsifs. Ce dégoût du paysage qui m'abrutit, cette tristesse de se demander si c'est en effet une triste vie.

J'ai observé quelques secondes mon souvenir. Il m'a semblé capital de le laisser grandir, encore une fois, cette sensation.

J'ai retrouvé ce chemin vers rien d'autre que les faire sortir. Quand leurs vies se passaient, pendant que les nôtres continuaient. Quand elles persévéraient dans le rythme d'avant. Pendant que moi dehors j'aurais pu oublier qu'ils étaient dedans.

19.10.2008

Tourisme

Elle a fini dans son lit, et c'était sa dernière chance. Elle avait rôdé et le triste se trouve dans ceci : lui ou un autre aurait suffi : et de fait il suffit. Elle a glissé dans ses draps et pris des pauses : le matin traînait dans l'urgence partagée. Mais elle, aucune remarque, nous que des pensées. Les choses sérieuses et les valeurs discutées : jamais qu'une soirée au resto et des principes. Elle est tombée sur son lit depuis le sol, pendant la nuit. Le matin elle s'éveillait peut-être avec une grippe ? Diversion. La fatigue : pas de discussion. Le tourisme entre deux heures d'une personne qu'on promène, en sachant avant le lendemain qu'elle regrettera la veille.

09:00 Publié dans bourrique | Lien permanent | Commentaires (0)

18.10.2008

De temps à autres

Les comptes attendent sur un bout de bureau qu'on les prenne et les affronte : les comptes sont sournois, ils vont en guerre. Des affaires pas conclues, du fric, du flouze, du cash. Mon permis lancinant. Mes comptes s'étalent et prennent leurs aises, ils débordent du coin et entrent dans le reste. Mêlés en douce : des factures s'insinuent au milieu des tracts, des mots, des adresses mails. Ne faire que des petits tas, les faire patienter. Bousculent le reste, entrent et se mêlent. Encore. Demain. Attendant.

17.10.2008

Les enfants

Vont sur la plage, le sable dans les dents. Des larmes des cris de rage donc de la patience souvent. Une liste d'exigeances, au bic, sur une feuille volante : à rédiger si je veux, à trouver, à comprendre. Il n'y a pas de mots encore sur la réalité de ce tendre. Quand je ferme les yeux tout s'arrête. Au pire je pense à un moment de peine et de justification : quand on est grand on reproche aux plus vieux d'avoir joué aux cons. Prendre une pelle jaune, un seau, une serviette. Voir Ostende encore, mais d'une poussette. Rien, rien, rien : que des mots. Pas de porte défoncée encore pour empêcher le cadeau. Alors qu'on attend que d'autres emportent nos décisions, j'entends Lieve, Till : j'évite les autres prénoms. On marchera, qui râlera, qui fera le plus gros château. On aura pas ces moments-là ou bien pire, on attendra. Un trop tard, un mur : quelque chose qui leur donnera raison. Mais quand je vois entrer en gare le train pour la côte, j'imagine le soir fatigués, il pleure, il fait chier, il a faim : il a du sable dans les dents.

16.10.2008

Nouées les boucles

J'ai pris mes cheveux dans une pince rouge. Le miroir révèle ma soeur. Le miroir montre : voilà pourquoi maintenant, on t'appelle madame. Je prends acte. Mais tu es jeune. Mais tu es étudiante. Le regard des autres ne s'est pas mis d'accord avec lui-même. Seul le reflet précise : voilà ta mère à ton âge. Ta soeur en laisse. Les mêmes joues, le même haut du visage. Je ne sais jamais comment on comprend mon âge. J'ai repris mes cheveux et j'ai pris du poids. Maisle visage s'affine et les boucles, nouées, finissent toujours par dépasser. Un peu d'Italie. Un peu de joie. Un peu de Villamagna.

Et les crétins du Square se demanderont pourquoi.

15.10.2008

Alors dans la main

Je tiens dans le creux un cercle de promesses, des sourires et l'échec d'autres qui l'ont tenu avant moi. On discute de barreaux et puis parfois, les herbes du moulin et un costume gris. On mettra le genoux là où d'autres s'enfuient. Transpirer pour le comment, craindre les retards. Mais l'étonnement, peut-être. Une évidence dans le creux, pas loin de mes doigts. Je ne sais pas si cela se fera. Certains parleront d'erreur, quand ce ne sera pas la terreur. Le parloir de madame, changer de nom. La belle robe et les témoins. Je tiens dans ma main, au creux, entre les lignes, une promesse en argent. Pas encore pour du vrai, pas encore vraiment là. Le creux et un cercle de promesse : avec dedans inscrits en toutes lettres deux noms et une date. A quand.

09.10.2008

Le veau à la framboise

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08.10.2008

Il a dit : lundi, plan de bataille

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