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mar 09, 2008

Les loups ça veut bien deux minutes mais bon

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Hoo la belle dorée

Achetez cette magnifique boite, tirage limité. Un joli travail effectué par une jeune artiste.
Allez sur ebay, et cherchez "verschueren"
(http://cgi.befr.ebay.be/Boite-Mise-en-machine_W0QQitemZ320224709243QQihZ011QQcategoryZ159QQssPageNameZWDVWQQrdZ1QQcmdZViewItem)

et sinon, pour la prochaine note, j'espère mieux comprendre pourquoi sur mac, y'a pas d'ajout de lien possible...
Mac c'est beau et cher, mais c'est bizarre

Des soins

Ne perds pas de temps, ces mots sont bleus

Des appels en absence, et des messages. Succès soudain en deux heures à peine. C'est lorsqu'on n'attend plus que ça se manifeste. C'est au coin du chantier, en bord de table, tous les deux frigorifiés, seuls dans nos apparts qu'on veut remplis de vie, qu'on a achetés pour les partager, qu'on se raconte. Et pendant ce temps, l'appareil sonne silencieucement.
De tous les messages n'ouvrir que le dernier qui vient du bleu. Un coeur se fend, et c'est ici, à Bruxelles, qu'est le pansement.
Le convecteur chauffe, on vide la bouteille. On fume et quoi des travaux, pour qui, quand. Et ce qu'il a dit, et pourquoi elle a fait ça. Des blablas de couples passés, des constats de nous changés.
Le coeur se fend, je serai le pansement. On se dit : nous étions une entreprise, on se dit : elle va vers la mort.
Et puis, minuit. Monter les escaliers alors qu'un autre rentre, voir son visage blessé de nous voir s'éloigner. Choisir où on fait du bien, on ne peut pas tout soigner.

Accompagnateur

Je l'ai retrouvé malheureux, on a discuté le long du paysage. Il avait sa casquette, son uniforme. Il parlait avec le sourire de ses problèmes d'argent, d'enfant, d'amour à distance. Je pensais il sourit, il sourit, il sourit. Il disait que pas de fric, que les impôts, la bouffe, aller boire un verre. Il disait que sa fille, amoureuse, manipulée, dans un appart ailleurs, qui pour claquer les portes ou pousser une gueulante revenait. Il disait que cette nana, il l'aimait bien, qu'elle vit à 100km, que son rêve de carrière se réalise enfin, qu'ils ont abandonné. Et le chantier, et la tristesse. Et il souriait. Même quand il a dit qu'il déprimait : il souriait. Il m'a demandé quoi, de moi. Il m'a demandé d'aller boire un verre, j'ai dit que je l'offrirais. Il a demandé mon email, j'ai juste demandé alors qu'il m'envoie de vrais courriers : pas des spams, des forward, transfert, de chaînes, de power point sur les chats qui tombent, etc.

C'est hier que je l'ai vu,
et aujourd'hui deux mails :
un bonjour,
et une blague sur les blondes.

Parfois on sait pas quoi faire pour les gens. 

Recherche coloc

Les murs devaient rester blancs, l'intérieur ne devait pas ressembler à une brocante. Les petites boites et les cartes postales : bien rangées dans les armoires. Les couleurs sur les fringues ou les serviettes de bains, mais pas sur la brique, pas de cirque au quotidien. Puis le temps passe et dans le vent, l'information d'une démission depuis un an. Pourquoi les batailles, pourquoi les discussions. Pourquoi un combat si c'est bientôt fini, mais pas encore pour de bon. Ramer, avancer. Etre seule à prendre une ancienne décision. Bientôt devoir apprendre à poser des planches. Ca marche comment une foreuse ? C'est vert et ça fait de la poussière. Ca fait du bruit. On fait des trous avec. On creuse l'immaculé, on installe un autre avenir. Nos murs devaient être vides, ils étaient prêts à être anonymes. Accueillir quelqu'un. Un autre qui me fera chier, mettra sa musique, traînera dans le salon, aura des habitudes que je n'ai pas. On mettra nos affaires sur les étagères. On sera les nouveaux habitants. Les armoires se videront dans une pièce, pas ailleurs. La portion de chez soi qu'on devait cacher sortira. Mais à un seul endroit.

Tout le monde en parle du loup

Avis aux Français

Qu'est-ce que tu fous, là ?

Va voter !

Choisis le moins pire, mais fais quelque chose.

Les loups ça me rend trop fière

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Galler - Café

Alors que je plonge la cuillère à café dans le pot de choco Galler café, je nous revois :

Moi : Je t'ai sûrement déjà demandé, mais... Tu en manges, toi, du Nutella ?

Lui : Ah non, hein, vous êtes toutes les mêmes avec le Nutella. Vous bouffez tout.

 

Eh eh.

C'est beau un homme qui sait. 

Avant le départ

Deux ans à me rappeler pourquoi je l'avais quitté. Une soirée à me rappeler pourquoi je l'avais aimé.
Il dit : tu es sûre que ce n'est pas une relation de transit ? Et quand je réponds, il est curieux de la réponse. Il ne pense pas a priori. Intéressé, attentif. Il parle avec sensibilité. Et je me dis que je suis heureuse de bientôt pouvoir les présenter.

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