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avr 05, 2008
Oh ben
Oh ben y'a plus rien. Mais non, mais j'avais dit.
Et pourtant la belle ville et ça mouille les joues, la revoir, et les couleurs. Les façades pas comme mon mur, pas comme prévu, rien comme prévu. Le passé lui-même semble différent. Quelques questions de ma soeur à une terrasse : et finalement c'est la même peine, et la même absence de peine. Les discussions qui tardent sur le trottoir de la via, la réception des caraïbes et le camion-poubelle. Des C'est clair ? Des C'est clair ?
Oui, non, je sais pas.
Un fouillis de jours et de messages, la ville la ville la ville. Le train le bus et l'avion. Une prise de conscience de choses pas essentielles. Prendre en main l'aller, le retour, et puis le quotidien.
Oh ben, y'a plus rien ici, parce que ailleurs ça fuse.
Les statistiques ressemblent à la vie. Investir beaucoup ne paie pas toujours. Les excès de zèle ne servent pas forcément. Mais la justesse d'un échange, se fier à l'intuition. Fonctionner simplement comme si on était grand. Constater les peurs, les entendre parfois.
Oh ben, y' a plus rien, sauf tout qui se construit. Une douche avec un parapluie, deux trois trous dans les briques et le retard habituel, des fichiers des annonces, des voyages et des couples.
Y'a beaucoup, y'a pas trop, mais gribouillé dans les carnets.
Peut-être faut-il maintenant du joli : reprendre des photos.
Oh ben, y'a plus rien que des images, qu'on trouve si belles qu'elles resteraient bien gravées.
Des cadres à mettre en couleur puis à accrocher.
Si, il y a. Il y a plein.
14:34 Publié dans Toutes les voix | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note