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jun 08, 2008

Comme dans mon rêve

Nécessaire de dire et redire :

Le Secours Rouge APAPC existe légalement depuis 25 ans. Il a été créé par les amis et la famille de prisonniers politiques.
On n'est pas obligé d'être d'accord avec ce qu'a fait un prisonnier pour refuser la manière dont on l'emmène, dont on le traite
(3ans à l'isolement, dont une année où on ne peut rien voir, rien lire, rien entendre, rien dire)
Il ne faut pas être terroriste pour refuser l'injustice de certaines méthodes : il faut être humain, et avoir un jugement critique, être une personne libre et pas formatée.

Je ne suis pas un danger. Je suis solidaire des gens qui sont détenus pour leur idées, leurs idées sociales et antifascistes.

Refusons que l'emprisonnement soit la norme : demandons des méthodes correctes d'investigation, réclamons à la presse qu'elle cesse ses mensonges qui ne font qu'encourager la criminalisation des actions de solidarité : combien de fois faudra-t-il accepter que l'on enferme des gens sur des présomptions, que l'on ferme des canaux de communication parce qu'ils sont axés sur une action sociale et politique ?

Libérons-les !
Soutenons-les !

Un dessin, un message, un mot de soutien, un signe de solidarité : tout est le bienvenu.

 

jun 07, 2008

VIRGINE TRAVAILLE SUR CA:

Secours Rouge/APAC

!!SOUTENEZ-LES!!

!!LIBERONS-LES!! 

RASSEMBLEMENT

ce samedi 07 juin 2008 / 18h00
Devant la prison de Berkendael
44 rue Berkendael - B-1190 Bruxelles

jun 04, 2008

De tout à rien et l'inverse

Les meubles sans papiers, pas un mot sur ce mauve, et la musique qu'on aime. Du temps retrouvé sauf pour. Pas pour tout. Rien ne s'installe dans le panier à linge : ni habitude ni rythme. Les jetons restants disparaissent toujours, il faut de la monnaie, les finances vont et viennent comme les petites cuillères. Les soirs dégagés, moins de bras de fer. Les défaillances qu'on sait, pas de repas, encore moins de dessert. Marcher sur le bord du pantalon devenu trop grand. La petite demande quel âge on a, on sait juste qu'on a passé les trente ans. Arrêter de compter mais toujours pleurer devant les ogres. Une caresse le matin, un bonsoir de trop près. Ne pas être présenté pendant qu'il frôle de tout son long. Mais ne rien demander car quand on commence, après on demande tout. Casser les attentes, accepter les doutes. Casser les attentes, accepter d'être en faute : de tout à rien. Grandir dans un espace dont chaque recoin est connu mais pas maîtrisé. Occuper chaque lieu, aimer chaque endroit. Aimer vraiment chaque mur, chaque planche, chaque lumière du jour et de la nuit. Reconnaître les bruits des voisins. Se demander de quoi sera fait demain. Libre. Flou. Ce qui reste de l'impossible. Il y a ce soir un moteur et le claquement d'un capot. Il est tard mais moins tard, les gens dorment pour la plupart. On pourrait se faire signe par la fenêtre, je ne sais pas si c'est une femme, un homme, quelqu'un de jeune ou d'âgé. Les histoires en bord de fenêtre qu'on peut se raconter. Il y a eu vers 19h un repas aux chandelles. Un homme amoureux qui attendait sa belle. Les premiers jours, les premières semaines. Les mêmes doutes, la suffocation : au moment où il est trop tard que ressent-on ?
Et puis, il y a Faire. Le passage à l'acte, le regard incertain. Comme ces vieux dont il parle et qui ont pris leur retraite. La dame gênée au supermarché. Les larmes d'adulte qui pointent le bout du nez : on entend, on choisit, que faisons-nous. Chaque jour un peu plus, chaque jour un peu moins pour qui. Reconstruire autour, mettre à jour le décor : vider, prendre le temps de vieillir, faire confiance à ce qu'on est. C'était bien tout qui reposait sur ailleurs, et quand arrive la fatigue : plus rien. C'est de soi-même qu'on va dormir enfin.

Ce matin

Les gens du marché avaient déballé, et par la fenêtre d'un voiture qui n'a pas klaxonné, on entendait I got you babe.
L'envie dans ces moments-là, comme dans le film, de toujours se réveiller à cet instant précis : reprendre le cours du temps sur une chanson courte, retrouver les habitudes du quartier inchangées, pouvoir dire le prix du tee-shirt moche aux coutures mal finies, savoir que le bagagiste est ouvert, et qu'à 18h, Mouss sera en terrasse, mais pas déjà.
Au retour, le soir, tourner la tête pour voir Parfait. Croiser le râleur en chaise électrique. Se demander si le phone-shop est fermé.
Et tourner là où la musique a commencé.

 

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