« lun 09 jun - dim 15 jun | Page d'accueil
| lun 07 jui - dim 13 jui »
jun 19, 2008
Remember the 5th of june
Ils n'ont pas fouillé le sac sur le palier, j'aurais pu y stocker de dangereux pétards pour le mariage d'un ami, ou bien les subversifs ouvrages édités sur le socialisme, le marxisme, le communisme... J'aurais pu y cacher un attentat, une organisation, une camionnette remplie de tracts : on ne sait jamais quel foutoir les filles mettent dans leurs sacs. Mais ils ne l'ont pas fouillé. Il y avait de la terre, de la brique. Les gravas des travaux de mon appart que je n'ai pas virés parce que j'étais trop feignasse. Je suis donc bien placée pour les comprendre : on a tous le droit d'être découragés face à la crasse. La seule différence c'est que je ne suis payée que par mon contentement quand je fais le nettoyage. Eux sont payés par mes impôts.
Ils ont fouillé mes étagères, l'intérieur de mes cadres : ils n'ont pas trouvé ma seule arme : ce en quoi je crois, qui je suis.
Si ils lisent ceci, ils ne comprennent pas. C'est bien dommage de laisser entre les mains d'ignorants la sûreté de notre Etat. Moi qui n'ai pas de culture encyclopédique, j'ai appris l'essentiel : on ne doit pas se contenter de penser, on doit agir pour rendre ce qui nous entoure meilleur. Les bougies sur l'appui d'une fenêtre ne me rendront pas mes amis emprisonnés. Le simple fait de lire les journaux, même les honnêtes, ne feront pas en sorte que la liberté soit rendue à des gens qui ont travaillé à améliorer le score en terme de progès social. Les commentaires venus du balcon ne suffisent pas : des lois liberticides ont été votées pour lutter contre les "terroristes", elles sont injustes, floues, dangereuses. Ils ne doivent pas se servir du 5 juin pour créer une juridprudence : tous doivent sortir !
Tous dehors le 21 juin, pour manifester notre soutien aux camarades, et dire haut et fort : Libérez-les !
Et la veille au soir, un bon petit film :
19:02 Publié dans bourrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
jun 18, 2008
2 hommes
Il n'a pas eu le moindre signe depuis 4 jours. Rien. Seul. Que des slips : pas de fringues, pas d'appel, rien. Deux avocats : pas de signe. Et on appelle. Et on se demande : est-il seul en cellule ? Peut-il avoir du courrier ? A-t-il reçu de l'argent ? Ca l'énerve. Dans une autre langue probablement. Quand on habite depuis si longtempsun pays dont la langue est autre : est-ce qu'on s'énerve dans la langue maternelle ou dans la langue du pays choisi ? Il est libéré. Il est libérable. Il est en préventive. Par défaut. Et doit faire la preuve de son innocence depuis sa cellule, où personne ne peut le voir. On vient d'apprendre que quand la famille ou l'épouse est à l'étranger, un détenu peut venir au nom de la famille.
Il aura fallu 11 jours pour qu'on nous le dise. Et de toutes façons, la juge a levé les restrictions, mais la prison a décidé que c'était pas la bonne manière de faire.
Il est en grève de la faim. Encore. Il est en faute pour sa conditionnelle : il ne pouvait pas être en contact avec des détenus ou ex-détenus. Alors pour qu'il n'en voie pas, on l'a mis en prison, où ça se fait rare...
Bien sûr, si il sort et qu'un voyou au casier judiciaire vierge essaie de le faire plonger dans du banditisme, il pourra lui parler.
Mais des gens qui militent pour la solidarité : non. Que serait-il devenu si il n'avait pas croisé le dangereux progressiste ? Probablement qu'il aurait pas fait ce chemin, probablement qu'il serait la personne dont les journaux ont parlé.
00:40 Publié dans On avance | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note