28.02.2009
Chers
Chers visiteurs,
Ce soir, je reviens remplie de salade de choses roses (identifié poisson, patate-oui, Cubik - tomate), de lapin moutarde (ooo Roger), de crème brûlée (au goût de tarte au sucre). Famille radieuse et tours de magie, discussions sur Mickey Rourke et les 150 films dont 5 et non 4 soviétiques, qui ont fait le cinéma. Le chanteur de jazz et le fiancé qui s'endort sur canapé. Une mère déménagée et un père désolé. Une ou des marques de produits à trouver, une caisse à bébé au pied des escaliers, et vos petits mots.
Un chat affamé (un veau moitié vide, moitié plein), qui se demande où sont nos rayures. Des Wallons caca, que seuls les Wallons ils peuvent en rire sinon y'a outrage.
Café, cigarette on se demande pourquoi : le manque.
Et aller dormir ou pas dans pas longtemps.
Mais vos mots. Frasby quelque part. Et que donc : merci.
PS à l'attention du préposé : Va jouer ailleurs, imbécile.
22:35 Publié dans allumage automatique | Lien permanent | Commentaires (17)
27.02.2009
déambule
ne toujours pas comprendre pourquoi tout à coup le 15, ça descend, et pourquoi sinon, ça monte. C'est bête, on dirait un dragon chinois lors d'un défilé : des écailles de chiffres, des couleurs de visites, et les yeux : comme le regard que l'on porte alors, en lisant les stats, sur soi.
08:56 Publié dans bourrique | Lien permanent | Commentaires (5)
26.02.2009
On ne dit, on ne fait, on ne pense
Que des évidences.
Fiers de les trouver, elles nous filent entre les doigts quand on s'aperçoit que beaucoup d'autres avant soi y avaient pensé.
Puis il y a le respect : les grosses emmerdes, les vraies galères, plutôt que de dire "Moi aussi", on se tait. Plus gai, les coups de coeur, des associations de mots, de couleurs. On mêle le bleu au moka : vouloir dire "c'est moi, c'est moi, c'est moi".
Mais au final, combien de ces choses sont-elles uniques, jamais vues, combien de moments de soi découvrent le monde en même temps que soi ?
Et puis, est-ce que ce n'est pas précisément ce qui nous lie ?
De dire : je sais, je savais avant toi, pareil, moi aussi.
Est-ce que ce manque d'originalité, d'émotions ou de pensées, n'est pas le lien entre nous.
Même une toile qui fait vibrer, un film qui enchante...
Le lieu de la communauté.
L'animal social se retrouve dans ce que les autres ont créé.
(Faire des merdes, c'est rater le rendez-vous où on s'est tous déjà croisés, ou bien celui où on l'aurait fait.)
23:54 Publié dans Au bord de l'eau | Lien permanent | Commentaires (5)
24.02.2009
Liberté de la presse
Reprenant les codes graphiques fermez les guillemets de 68, un magazine télé énumère les 10 bonnes raisons de faire la révolution. Payés au mois par un salaire et des tickets repas, l'auteur a dû se penser très audacieux.
Je lis le magazine; Benicio Del Toro et Besancenot. Edition belge de février 2009? Oui. Mais...
Rien ici, aujourd'hui. Rien ici aujourd'hui. Rien ici, aujourd'hui. Rien ici aujourd'hui. Rien ici, aujourd'hui. Rien ici aujourd'hui. Rien ici, aujourd'hui. Rien ici aujourd'hui. Rien ici, aujourd'hui. Rien ici aujourd'hui.
Rien ici, aujourd'hui, selon l'audacieux journaliste. Sinon, ça se saurait.
Probablement.
08:32 Publié dans allumage automatique | Lien permanent | Commentaires (0)
23.02.2009
Le noir
Les heures floues, à venir, entre deux choses qu'il faut accomplir. Le retard que l'on prend quand on les regarde passer, de sous la couette, sur l'oreiller. Retour devant l'écran. Puis quand vient la profonde nuit, profonde, très courte, se serrer contre lui et avoir peur que les barbouzes s'enfoncent dans leur médiocrité. Le prix à payer pour justifier un salaire : ponctionné sur le quotidien chargé des autres, sans s'excuser. Il y a des éléments plus graves que tout ce qui me semblait futile pendant l'été. La futilité s'efface, les heures passent. Parfois des vides dans l'agenda, parfois la velléité de le remplir, et puis le remplir de rien. Etre une vache qui regarde passer les trains.
Et puis ce soir, on mange tous les deux. On rentre. On rit un peu et ça recommence.
On ira dormir juste avant de se réveiller. Lundi, mardi, un peu de jeu. Peindre la cloison, ranger, va savoir. Mais l'enlacer une fois de plus au cas où, dans le temps à nous sans rien, dans le noir.
08:30 Publié dans allumage automatique | Lien permanent | Commentaires (0)
22.02.2009
1 an
Ca fait un an et un mois bientôt, et votre chez vous dans des boîtes, qui attend de s'étendre. Et vous voir ensemble est d'une évidence crasse, comme dans le sketch de Boujenah, où il claque la femme de sa vie : T'étais où pendant toutes ces années ?
Comme vos boîtes, vous attendiez, la jolie soupe.
On disait que c'était moi, d'accord. Mais en vrai on sait bien : ce que vous êtes tous les deux, c'est tellement bien que c'est pas fait à la main, ça vient pas de quelqu'un.
Joyeux un an-versaire en retard. Et vivement vos deux noms, sur la même sonnette.
23:21 Publié dans bourrique | Lien permanent | Commentaires (4)
Le permier rire
Pour la première fois, alors que le cadeau de Laurence, sous mes doigts (clic, couper, plier), la musique pendant que je suis seule. Pour la première fois j'ai ri en éclats en repensant à la fille qui doit s'acheter une vie. Pathétique.
Et à cette heure : seule ou malheureuse, dans son po-lit-ique.
Héhé.
Hurle, ma fille. Hurle.
01:13 Publié dans allumage automatique | Lien permanent | Commentaires (0)
18.02.2009
Très élégante
Je la veux très élégante, elle dit.
Je suis jolie ?, demande-t-elle.
Ella a le teint pâle, comme dans le livre où ils disent : vous aurez une peau parfaite.
Je ne sais pas.
C'est moins bien dans les films, et c'est moins bien dans les livres.
Et puis d'ailleurs, j'ai faim.
08:41 Publié dans Au bord de l'eau | Lien permanent | Commentaires (0)
17.02.2009
Les petits ronds et les sectaires
Ma propagande.
Envie de dire "Chomsky dessus", juste pour rigoler.
Les vrais imbéciles, comme des chevaux.
Un badge. Ou deux.
Mets tes couleurs sur ta veste : ça perturbe leur notion de vérité.
10:34 Publié dans allumage automatique | Lien permanent | Commentaires (2)
16.02.2009
De son épaule
Peut-être pour cela, peut-être pour les mots. Techniques, presque traduits, recensés et placés sur une page. Des mots pour des yeux. Des mots pour des coups de tête. Au moment où tout flanche, au moment où on ne miserait ni sur l'intuitif ni sur le kawa.
Peut-être dans le blanc derrière, peut-être une main accrochée sur le pull-over.
Prête à lâcher si ça pèse.
Mais des mots, un peu de jargon. Un peu d'expérience, de l'apprentissage. Un avenir ou simplement quelques pages.
La ressource, fiable. La valise mâle.
En cas de problème, en cas d'aventure. En cas de projet pour pouvoir se réaliser.
De son épaule, pour veiller sur ses pas, et pouvoir faire le bout de chemin qu'il m'a préparé.
Etre bien entourée.
19:34 Publié dans Au bord de l'eau | Lien permanent | Commentaires (4)