20.06.2009

Ca glisse vers d'autres que soi

J'ai cru un moment à plus que ça. Une sorte de fusion. Et donc c'était l'effort de restreindre, de rationnaliser : pas pour stopper, mais pour en profiter. Et hier, les tee-shirts noirs, leur bureau, hier ou avant-hier, une plante qu'il a soignée, les écrans empoussiérés, et une ambiance de, un sentiment de. Cette sorte de fusion. Comme si. Et cette chose extraordinaire qu'on tente de faire entrer dans le quotidien étriqué, parce qu'elle devra s'adapter pour durer, cette chose est trop large, qui finalement s'envole. Parce que on a su, à 16 ans, que rien ne vaut ce frisson, puisqu'on s'y pique, puisqu'on s'y éclate, puisqu'on s'y détruit et passent les ans. Parce qu'on n'en voudrait plus et que passent les ans. Et les enfants qu'on faisait jouer à s'aimer à en pleurer, les bandes, les copains qui vous ramènent à la maison pour que vous alliez bien, tout ça a vécu et n'existe plus. On construit et on compare, oui mais toi tu n'as pas. Oui, mais toi. Oui, tandis que moi. Ca se reserre, ça ralentit, ça force le calme et la patience et on répond juste "je sais, oui". Une plante, en rire. Et cette poussière la maudire. Une communauté d'esprit, heureusement mûre, heureusement sûre d'avoir grandi. Construire ensemble sans s'échapper. Un besoin de fusion, de projets. Etre emportée. Etre emportée. J'ai des restes de rires planqués sous les coussins du salon. Ca sent le café, toujours. Et la façade escaladée avec les dents, toutes les histoires autour qui nous forgent et nous durcissent, ou nous collent et nous aiment. Un besoin silencieux de hurler Vois-moi ! La capacité de dire, rare, Je te vois. Et ceci m'amène à Patricia. Et c'est peut-être finalement bien : précisément ça. Peut-être.

23:29 Publié dans bourrique | Lien permanent | Commentaires (3)

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Commentaires

tu as des phrasez qui font echo:"Parce qu'on n'en voudrait plus et que passent les ans".
"Une communauté d'esprit, heureusement mûre, heureusement sûre d'avoir grandi. Construire ensemble sans s'échapper"
"toutes les histoires autour qui nous forgent et nous durcissent, ou nous collent et nous aiment"
elles sont d'une justesse qui me touche même si elles veulent peut etre dire autre chose pour moi......
CONTINUE!!

Ecrit par : formika | 21.06.2009

Je prends ce que tu me transmets et on disait que j'ai le pouvoir de le dupliquer.
J'en garde donc une partie et te renvoie l'encouragement.
Parce que ça porte, ces encouragements.
J'ai appris avec un ami poète que ce qu'on fait ne nous appartient pas. J'aurais pu apprendre autre chose de quelqu'un d'autre, mais c'est vers lui et cette réflexion que j'ai été portée.
Donc : j'aime que tu prennes ce en quoi tu te retrouves, au-delà de moi.
Ca veut dire qu'il y a quelque chose à prendre. Ce n'est pas une fin en soi pour moi, mais un bonus. Un gros gros bonus.
Je suis incapable de faire court ce soir... 10 minutes par message. J'en suis au 3è.
Bref.
Formika : les vrais gens que vous êtes et qui me renvoyez de belles choses, vous comblez les moments de doute et de tristesse. C'est bon, les vrais gens. Merci de venir ici.

Ecrit par : agota | 22.06.2009

c'est comme un boomerang!tu envoies,on renvoie...Tu combles,on comble! jolie équipe...

Ecrit par : formika | 22.06.2009

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