25.06.2009

La coupure de Voo

Peut-être la chair est-elle encore un peu trop proche, aussi je n'ose pleurer que devant des mots, des sons, des dessins. Le reste doit rester loin. Les baigneuses de Laurence m'ont retournée. Je redécouvre Lipro, elle m'enchante. Pour la centième fois j'ai écouté Plus rien, pour la centième fois les frissons sur les bras. J'interdit à la voix d'un proche d'insulter mon amie et je ne plaisante pas. Il me demande une photo  : j'en ai plein. La voix d'un jeune-homme surveillé, l'Irlande, Loreleï, qui risque de manquer. Les smileys de frères qui partent en guerre : à mort les [ennemis] ! Je surveille ton site, à toi, ma louve, j'attends que tu écrives. Je vois ma coach connectée alors que je suis toujours sans courage (j'ai écrit au comptable, pour qu'il me pousse, tu sais). La voix de son lutin toujours prêt à aider. Les baigneuses de Laurence m'ont fait pleurer. Les gens plus proches me feraient m'écrouler. Je vois des mots, des photos arriver : je me persuade, je me persuade que je suis capable. Et si il faut une image, ça serait ce bout d'un ensemble, une carte parmi les autres; reliés par cette chose qu'on appelle virtuelle. Une armée. Nous aurions tous notre portrait, nous serions tous sur l'échiquier. Du même côté, fiers comme c'est pas permis, d'être juste nous. A votre amour, à ses baigneuses, à ces pixels et ces ondes qui vous font exister ici un peu. Demain de vrais gens, roses et qui vibrent. La bonne humeur des collègues, les tâches imbéciles qu'on doit faire pour faire bien. Et le chat, délicieusement silencieux, qui attendra son câlin.


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Avis au préposé : "armée" au sens poétique, imbécile !

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Commentaires

ah ah!!tu surveilles!!je dois écrire,je vais le faire mais je ne sais pas encore où?

Ecrit par : formika | 25.06.2009

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