04.07.2009
Blanc
Des papiers, en bloc, en masse. Une incapacité à bouger. Tout est là qui entoure, encercle, attend. Taperait du pied si pouvait. Ca gueule, ça pèse, ça ne demande qu'à se montrer : comme si c'était prêt pour les hostilités. Les bras restent le long du corps, à vrai dire la tête n'est pas loin de couler elle aussi. Ca doit être prêt demain, ça doit être préparé. Ca cale, ça cale. Tomber dans un puits. Mettre un mot, une image, un souvenir dessus. Mettre de la logique, mettre du sens, la moindre signification. Pourquoi ? Pourquoi ça cale ? Les heures défilent comme un soulagement : l'heure où il ne faut plus faire. Quoi dépasser. Faut un canapé. Des années d'analyse. Pas parler de conneries ou d'évidences : tout le monde, ça, peut les trouver. Non, c'est autre chose, une paralysie. Qui stagne, qui fait stagner. Un neurone ou deux mal placés. Ou plus. Une floppée. Des chiées de neurones qui disparaissent. Qui s'évadent. Pas une inaptitude, mais une envolée.
12:00 Publié dans Au bord de l'eau | Lien permanent | Commentaires (2)
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Commentaires
l'heure où il ne faut plus faire... j'aime... ce glissement... j'aime encore plus quand on se retrouve dans la magie du moment où une présence chaude et rassurante vient te dire: "c'est bien comme ça"...
Ecrit par : sdf de luxe | 04.07.2009
Cette voix-là, oui, c'est sûr : elle fait du bien.
Ecrit par : agota | 05.07.2009
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