30.09.2009

Formikaaaaaap'

C'est ici !

Les compliqués

Il s'est penché en me souriant et m'a contournée en dansant. L'air joué par le téléphone était sensuel et engageant. Mais pas déplacé, mais pas grossier. Juste un hommage à ce qu'il trouvait de beauté. Et pourtant : les cheveux pas lavés, la gueule défaite. C'est toujours quand on se trouve horrible que les hommes se retournent sur vous : pourquoi ? Un ami me dit : peut-être parce que fatiguée=couette, couette=lit, lit=sexe. Je ne sais pas si l'équation est aussi évidente et rapide. Une fraction de seconde, éloignés de quelques mètres. On marche chacun son chemin et on va finir par se croiser. Le téléphone sonne et il laisse sonner pour danser autour d'une fatiguée, parce que fatiguée=couette, etc.
Vraiment?

Il disparaît. Peu de temps, mais avant d'apparaître à nouveau : on ne sait pas quand (ou si) il réapparaîtra. Alors donc il disparaît. Et quelques semaines plus tard, en parlant de l'absence, il dit qu'il imaginait qu'il aurait pu en arriver à imaginer tout quitter pour elle. Aucune projection sur ce qu'elle peut imaginer, elle. Juste : il aurait pu en arriver à imaginer tout quitter pour elle, alors il disparaît.

J'en ai plein des comme ça. Plein d'histoires courtes. D'évidences toutes masculines.
On dit, on écrit, on rappelle, on prévient, on reformule. On explique tout bien. Deux, trois quatre fois. Comme si on sentait que finalement : il faudra rappeler à nouveau. Les attentes, les besoins, les maux. Et devant une mine qui fait la moue. Genre tu fais chier avec tes complications de gonzesse. On se sent chiante, mais on rappelle quand même parce que la fois d'après "il a oublié". (on se dit ça entre copines quand on est mordues : "il a oublié"). Et puis la fois après la fois d'après, il a quand même oublié, ou pas compris, ou bien c'est qu'on avait jamais dit. Ou bien c'était le mauvais moment, ou bien on aurait dû insister. Et c'est nous : les compliquées.

21:20 Publié dans bourrique | Lien permanent | Commentaires (2)

Marcher en musique

C'est tout petit. C'est hésitant, ça marche mal. Et d'ailleurs ça ne marche pas. C'est juste en forme de coeur, absolu et loyal comme dans les jeux de l'enfance : on disait que j'étais la princesse noyée dans les absences. Il y a un cheval de peine, un cheval comme de Ming, il y a un cheval de peine qui attend dehors. Et c'est la jolie soupe, un philosophe qui ne m'a pas connue et plein d'autres repères absurdes. Des choses balayées au premier regard, des arrêts, des temps morts. On n'est bien sur un bateau qu'accompagné. La galère est moins pénible quand on est deux à ramer. Au même rythme : un, deux, un deux. Vous avez remarqué ? Un, deux. Pas trois. (pourquoi?) On déballe nos cadeaux en ouvrant une fenêtre : parfois ça déçoit, parfois c'est Noël, parfois c'est         , parfois c'est n'importe quoi. On joue comme des enfants, comme des enfants. Il faut recharger la batterie pour marcher en musique. Ramer gentiment, seul en attendant mieux, mais en rythme quand même : un, puis deux, un, puis deux. Ou zapper le mal si c'est possible, compter jusque trois.

 

14:00 Publié dans bourrique | Lien permanent | Commentaires (0)

29.09.2009

Autant en profiter tant que la mode n'est pas revenue à la New beat

Trop tard?

Ok, ... Alors :

Numéro 1

Parce que dans le fond du lit il reste une petite culotte, parce que la dernière fois n'est pas si loin. Ou alors on traîne à changer les draps, ce qui est imaginable. Parce que dans le fond quand je le vois du bout de la rue, j'aime ce que je vois avancer vers moi.
Parce que malgré les malentendus et les discussions pour rien, malgré la rage qui remonte pour ma garde-robe, mon bureau, ce qui fait que je vis là et qui est en trop. Malgré le creux sur la route quand je ne vais pas sur son chemin. Malgré l'incapacité à dire, et le besoin de partager ailleurs, malgré les appels du pied ou l'envie qu'il comprenne seul. Malgré l'absence de territoire commun, les illusions des autres, les miennes et même les siennes. Parce que au fond de notre lit il y a une tentative de famille, et que chacun de son côté on dort fesses contre fesses. Malgré les étrangers qu'on est l'un pour l'autre par moment. Parce que, malgré, les croyances sur soi ou sur le couple : on est toujours là.

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28.09.2009

Mouahaha

En route vers tagadap

D'accord : je suis là.

Mais vraiment. Vraiment là. Pas assez pour chaque mais un peu pour chacun, chacun qui compte. Et pas assez : c'est parfois pas assez. Ca fait du mal parfois, mais en même temps, ça fait des vagues en soi : un jour y'en a, un autre y'en a pas. Un jour un peu de talons, un jour s'habiller comme un garçon. Y'en a pas assez pour tous, c'est éparpillé. Ce sont des humeurs ou des question de disponibilité. Les petites trahisons, petites ou grandes, les choses qu'on déterre, qu'on promène, qu'on chuchotte. Les choses qui sonnent ou qui font toc toc. Vraiment là, avec de l'ennui quelques heures. Ou simplement le besoin d'être ailleurs. Ailleurs, à un autre endroit, à une place qui n'est pas officiellement à moi. Se balader dans des rues qui rappellent des villes : Londres, Arras, Toulouse, Bordeaux. Une bague si belle mais pas si chère au fond, qui attend que le revenu paie à l'aise la maison. Des nids. Des épaules. Des gens qui ne répondent pas le samedi. Des absents qui sont en tort, comme moi quand je m'endors : on a la tête ailleurs, des défaillances. On a les défauts qui comblent les carences. Une limite fragile dessinée du bout du doigt, ou une coupine, ou une puta. Et puis le sexe des filles qu'on ne stylise pas. Je suis un peu dans tous, mais de moins en moins là où je ne veux pas.

 

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25.09.2009

Pas contenable

 

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18.09.2009

Glad

pleine de larmes d'un bonheur qui peut disparaître, compliqué à décrire. ça changera avec les heures. dans le tram tout à l'heure : des gens qui ont aimé, des gens que d'autres aiment. et dans cette immensité, pas d'épaules connues : juste des choses vues, bousculées aux coups de freins, d'autres styles, d'autres voix. juste pas         . et donc c'est comme ça, c'était comme ça, ça sera comme ça. ces choses arrivent certainement plusieurs fois. et la voix à cette table ce matin, qui disait : je ne le souhaite à personne, c'était pourtant la mienne. pleines de larmes d'un bonheur imbécile, de rencontres importantes et d'euphorie tranquille. on croise aux portes du 4 des tas de gens, pas ceux dont on souhaite le bonheur tellement : mais des personnes qui le méritent tout autant. certainement.

13.09.2009

7 caisses et un tabouret

Sauté de la caisse, dans une cave humide. Toni. D'autres images, des dessins. Par chance. La correspondance de mes amoureux, quand j'avais 15-16 ans, Gauthier, Martin. Tout conservé toutes ces années, bousculé par un squatteur, amoché par le froid. Sauvé avant la grande poubelle qui aurait tout effacé. Leurs photos d'enfant, des médailles en argent. Mes projets, mes carnets : les flics n'ont pas tout pris, ou alors si peu de ce que je suis. On a mis dans des caisses des choses qui font que j'aurais voulu appeler quelqu'un, dire : tu sais tout est là et j'avais oublié. Les bougeoirs, les boites, un livre de Westlake qu'il m'avait donné. Par ailleurs, dans le jardin, des mots qui s'épuisent. L'impossible tentative. Comprendre ce qui se passe entre les mots et les faits. Un rappel, un signe. Et c'est une autre absence qui s'introduit. Le grand écart entre des promesses et la défection. Une envie de dormir bien et d'être seule le matin. Une envie en même temps de voir ce que c'est que cet homme, qui dort dans la chambre à côté. Bien loin de mon passé. Présent, souriant, entier. Qui devra laisser de la place pour 7 caisses et un tabouret.

03:19 Publié dans jejejejeje | Lien permanent | Commentaires (0)

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