11.10.2009

Cinéma désengagé

Les frissons du film, spectatrice. Des mots, un flot de mots. Inutiles ou gratuits, mais esthétiques. Les illusions à l'écran. Tony Leung, visage d'homme aimant, chemise à carreaux, café noir. Sourire doux. En grand devant moi, avec "une musique facile", il dit. Et c'est vrai. Mais  ces "amours" c'est facile, et puis j'apprends maintenant : les mots aussi. On te les jette à la figure alors que tu n'as rien demandé. Facile, express. Chungking Express. C'est beau de croire, c'est beau quand on plonge dedans : un film, une histoire. Joliment se faire avoir. Sortir de là idiote : on peut pas être l'héroïne d'un numéro bien rôdé.  J'imagine d'autres femmes, les suivantes, les candidates : chacune sa séance. Allez, les filles : ce n'est qu'un bon moment à passer. Le film reprendra sans vous après.

I've been for a walk. The leaves were brown. I could have been safe and warm.

23:07 Publié dans bourrique | Lien permanent | Commentaires (0)

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