21.06.2009
fête de la musique des autres
la musique du vélux et le malheur de la musique africaine. je n'aime pas ça. comme la salsa, je n'aime pas ça. presque envie de dire : je ne comprends pas. ça m'échappe, c'est loin. aucune fibre n'est touchée. pourtant la musique arrive à me retourner. mais pas celle-là.
on ferme, on ouvre : pour couper le son ou pour avoir de l'air. le soleil brille haut et la fête réunit ceux qu'on saluera, quand on sortira. dimanche, chacun sur son siège. je ne sais pas si c'est le vide ou le plein qui me met les larmes aux yeux si facilement. eric aussi en me voyant y pense. mais non, vide. résolument vide et au-delà. pour l'instant. tous ces instants additionnés, qui durent : quoiqu'on en disent ils forment une certaine longévité. est-ce un projet de vie dans mon dos, à partir de quand la somme d'instants devient-elle un déroulement. en tout cas le dimanche se poursuit d'heure en heure. lucien est passé cette nuit me raconter des horreurs : mes rêves sont trop vrais, quand ils sont laids ils m'assomment. quand ils sont beaux ils rayonnent. j'attends les beaux. ce soir. après le concert. j'espère. une pause dans la musique. Fais de l'aquarelle ! j'ai envie de crier. mais ça serait pas sympa et en plus si ça se trouve ils sont mal payés... et puis jaune toujours, tout à l'heure, devrait compenser.
18:35 Publié dans bourrique | Lien permanent | Commentaires (6)
A force
Demain, bientôt, ou même avant, des gens auront peur, d'une photo ou d'un verre, pris sur le fait, dans leurs amitiés, dans leur conviction cachée. On effraie, on terrorise, on légalise la bêtise.
J'ai du mal encore à mettre du flou sur des visages.
J'ai de plus en plus de mal à ignorer les absences, les silences.
Et puis il y a des choses comme Ouh la menteuse, et l'urgence revient.
03:41 Publié dans Evey | Lien permanent | Commentaires (0)
comme elle
01:55 Publié dans Au bord de l'eau | Lien permanent | Commentaires (0)
20.06.2009
Ca glisse vers d'autres que soi
J'ai cru un moment à plus que ça. Une sorte de fusion. Et donc c'était l'effort de restreindre, de rationnaliser : pas pour stopper, mais pour en profiter. Et hier, les tee-shirts noirs, leur bureau, hier ou avant-hier, une plante qu'il a soignée, les écrans empoussiérés, et une ambiance de, un sentiment de. Cette sorte de fusion. Comme si. Et cette chose extraordinaire qu'on tente de faire entrer dans le quotidien étriqué, parce qu'elle devra s'adapter pour durer, cette chose est trop large, qui finalement s'envole. Parce que on a su, à 16 ans, que rien ne vaut ce frisson, puisqu'on s'y pique, puisqu'on s'y éclate, puisqu'on s'y détruit et passent les ans. Parce qu'on n'en voudrait plus et que passent les ans. Et les enfants qu'on faisait jouer à s'aimer à en pleurer, les bandes, les copains qui vous ramènent à la maison pour que vous alliez bien, tout ça a vécu et n'existe plus. On construit et on compare, oui mais toi tu n'as pas. Oui, mais toi. Oui, tandis que moi. Ca se reserre, ça ralentit, ça force le calme et la patience et on répond juste "je sais, oui". Une plante, en rire. Et cette poussière la maudire. Une communauté d'esprit, heureusement mûre, heureusement sûre d'avoir grandi. Construire ensemble sans s'échapper. Un besoin de fusion, de projets. Etre emportée. Etre emportée. J'ai des restes de rires planqués sous les coussins du salon. Ca sent le café, toujours. Et la façade escaladée avec les dents, toutes les histoires autour qui nous forgent et nous durcissent, ou nous collent et nous aiment. Un besoin silencieux de hurler Vois-moi ! La capacité de dire, rare, Je te vois. Et ceci m'amène à Patricia. Et c'est peut-être finalement bien : précisément ça. Peut-être.
23:29 Publié dans bourrique | Lien permanent | Commentaires (3)
Des riens
la clochette et le fil turquoise, qu'Iza avait cousue. l'écrin avec les ciseaux. rouges. et puis des pinces translucides avec des aimants pas assez forts, pour soutenir le papier. les boucles en forme de guitare, un motif ska dessus. les étoiles sur la pente et la carte de Léo. le gris du ciel et le manque de sommeil. se réveiller à 9h en pensant qu'il est midi. ces petites sensations de fatigue ou d'exaspération. les doux mots de kat, masquée toujours. un peu de bruit dehors mais comme si la ville était en vacances. ou qu'on était en juin dans un vrai village. le chat qui ronfle (le chat ronfle touours) le bruit discret de clovis, wim qui tousse à quelques mètres. cette habitude de nommer ses ordis. imbécile habitude. écouter Kryptonite. pour changer. voir bashung quand il était mince-trop. des semi excuses dont je n'ai rien à faire. le sourire en pensant au bazar, avec marina, magali. pierre et éric dans le même foutoir. travailler. avoir envie, tiens j'ai envie, d'une vraie équipe. quand on commandait des salopes et que juanjo rigolait. l'accent de yasmina quand elle dit Halle. les enfants. les livres. toni. la vie de brian. un cerveau vide souvent. ou l'incapacité à en extraire ce qu'il faudrait sur le moment.
13:43 Publié dans Au bord de l'eau | Lien permanent | Commentaires (11)
19.06.2009
Pouvoir disparaître du jour au lendemain
Avant-hier tu étais sûrement une grande parisienne stylée. Tu vois, c'est comme ça que moi, je me projette dans mon petit lectorat. Vous avez tous des visages que j'ai imaginés. Après le merci ici, après le merci là-bas, j'ai lu. Juste un petit bout. Et là, j'ai vu comme je me trompais.
Cet après-midi, j'ai tapé des mots qui me permettraient de relire une possible question, en creux.
Je crois bien t'avoir vu. C'était réel, comme les putes à crack qu'on sauve avec du X. C'était réel comme une fille devant le chocolat.
J'écoute peut-être trop les cowboys. Cet être ou ne pas être se mêle à une sensation triste d'hiver qui approche. Et j'ai une réponse : Ca émeut.
19:47 Publié dans Au bord de l'eau | Lien permanent | Commentaires (6)
Et c'est ainsi que s'entassèrent les bouteilles vides
Et ma joie se retrouve toujours là.
08:30 | Lien permanent | Commentaires (0)
Recommence
Des réveils amers, mais quitter quand même le lit. Si doux, chez soi. Des livres, la lumière d'une pièce à une heure donnée. Quand les gens travaillent. Travailler. Plus les choses que les gens.
Malheureusement, malheureusement.
Des paysages bientôt, et prendre l'air.
Voir, avec chance, un animal, une feuille, un ciel. Après le soleil. Entendre à quelques mètres quand il est presque nuit, des voix : le murmure qui occupe, qui habite, un moment, avant ce sommeil qu'on a quand aucun réveil ne nous attend.
08:00 Publié dans bourrique | Lien permanent | Commentaires (1)
18.06.2009
la fragilité des ailes
Il fait beau et ce bidule tourne rose au-dessus de ma tête. Vous savez, ces bidules qui tournent au vent. Pas un de la mer : pas un vrai. Mais il tourne et c'est ça qui est important.
J'ai des cow-boys dans les oreilles, en permanence. Des violons, des gens. Nos points communs en chanson, peu importent où ni les frontières.
J'ai des larmes plein les yeux, touchée par des détails. Ceux qu'on voit quand on croise les bras, ou qu'on les baisse, parfois.
J'ai de l'ailleurs dans mes projets, sans avoir de quoi réparer la machine : de l'acier ou du roseau. Il manque des matériaux.
La nostalgie des cow-boys fringants, les attentions. Les beaux mouvements. Les proches, les qu'on sent proches, les qu'on espère proches. Et puis les autres. Qui disent même plus bonjour. J'ai rarement joui d'être en froid avec les connards. Je préfère la coupure, nette. Polie.
On a si peu de temps. Pour réfléchir son mécontentement et le porter, en faire un drapeau. J'aimerais plein de joies sur le moment. Simples. Comme des enfants.
08:44 Publié dans Au bord de l'eau | Lien permanent | Commentaires (8)