30.06.2009

Army dreamers

Il y a ces gens, qui se fâchent. Les colères on les essuie, on les comprend. On les apprivoise comme un enfant. Et le jour vient, pas de deux, le jour vient où on frôle, là, sous le vide du doigt, la fin. On en était là. Ca vibre comme dans la chanson, doucement, en valse. Roulement. Roulement. Poupées au vent, de loin, la chemise, des vêtements clairs. Mes pas en suspends. J'attends en marchant, j'avance contre la trop courte distance. J'aimerais pouvoir, juste pour me préparer, écouter le son de sa voix, avant. J'arrive tant pis près de lui pour continuer un combat que je ne mènerai pas. Prête au silence. Et tididididimda... Il m'a serrée dans ses bras.

29.06.2009

Et aussi parler d'elle

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De Volanges

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Tout ça pour rien

Demain c'est la dernière audition, le dernier des 4 à être entendu.
Des questions, une réponse.
Des questions, une réponse.
Des questions, une réponse.
Des questions, une réponse.
Le dernier rempart, le rare droit, la dernière ligne droite vers quoi.
Demain dernière audition, normalement, avant la Chambre, et donc peut-être avant.
On a des enfants à faire, éduquer, voir grandir. On a des femmes, des fils, on a des vies à vivre. Malgré la bêtise, malgré l'acharnement, malgré ces lois qui attendent leur prochaine victime. Malgré les pages de suppositions. Malgré le tort qu'ils font. Des questions, une réponse : Rien.

01:47 Publié dans Evey | Lien permanent | Commentaires (2)

26.06.2009

bonheur virtuel

YES ! je le savais! Yes yes yes !

25.06.2009

avoir parlé avec Y., je réalise

j'en oublierais une somme incalculable de "s", des pattes d'oie, juste là, un talon cassé, des yeux fâchés quand on fait pas ce qu'il avait demandé. J'en oublierais le paquet de cigarettes de réserve, gardé dans le tiroir du bureau - et je l'oublie et il le sait - j'en oublierais sa peau, ses tee-shirts pourris. j'en oublierais presque le bonheur complice de me savoir là-bas, où il n'aimerait pas. presque aussi un genou posé, l'amour des villes portuaires, comme il est facile de le chatouiller. j'en oublierais presque qu'il ne faut pas user la chance, à portée de main. qui ronfle en douceur pour que je dorme bien. puis des couples se remettent à l'heure. et la mémoire revient.

La coupure de Voo

Peut-être la chair est-elle encore un peu trop proche, aussi je n'ose pleurer que devant des mots, des sons, des dessins. Le reste doit rester loin. Les baigneuses de Laurence m'ont retournée. Je redécouvre Lipro, elle m'enchante. Pour la centième fois j'ai écouté Plus rien, pour la centième fois les frissons sur les bras. J'interdit à la voix d'un proche d'insulter mon amie et je ne plaisante pas. Il me demande une photo  : j'en ai plein. La voix d'un jeune-homme surveillé, l'Irlande, Loreleï, qui risque de manquer. Les smileys de frères qui partent en guerre : à mort les [ennemis] ! Je surveille ton site, à toi, ma louve, j'attends que tu écrives. Je vois ma coach connectée alors que je suis toujours sans courage (j'ai écrit au comptable, pour qu'il me pousse, tu sais). La voix de son lutin toujours prêt à aider. Les baigneuses de Laurence m'ont fait pleurer. Les gens plus proches me feraient m'écrouler. Je vois des mots, des photos arriver : je me persuade, je me persuade que je suis capable. Et si il faut une image, ça serait ce bout d'un ensemble, une carte parmi les autres; reliés par cette chose qu'on appelle virtuelle. Une armée. Nous aurions tous notre portrait, nous serions tous sur l'échiquier. Du même côté, fiers comme c'est pas permis, d'être juste nous. A votre amour, à ses baigneuses, à ces pixels et ces ondes qui vous font exister ici un peu. Demain de vrais gens, roses et qui vibrent. La bonne humeur des collègues, les tâches imbéciles qu'on doit faire pour faire bien. Et le chat, délicieusement silencieux, qui attendra son câlin.


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Avis au préposé : "armée" au sens poétique, imbécile !

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