14.07.2009

Aujourd'hui

Bahar - 8h30 - palais de justice de Bruxelles.

un procès politique en Belgique

des risques de jurisprudence sur base des lois anti-terroristes

03:05 Publié dans Evey | Lien permanent | Commentaires (2)

Calme

Quel bout de phrase a plus compté que l'autre, ignorer même si il en est un qui importe davantage. Observer son propre silence, l'absence de questions consciente, maîtrisée. Entretenir le flou, maintenir une distance. Préparer la proximité : qui sait ? Est-il possible de toujours maintenir un espace autour des gens pour qu'ils respirent ? Aller en fait, toujours, pour toujours. Aller à tout entier. C'est pour ça que ça compte : un bout de cette phrase plutôt que l'autre. C'est pour ça aussi, qu'il ne faut pas demander : parce que certains trouvent que c'est exagérer. Mais ici en dessous : "...déjà que tu me traites comme un grand enfant... " :)

12.07.2009

Hoo bonheur

Confidence endimanchée

Mon mariage idéal se déroule dans un bois peuplé d'arbres aux feuilles roses.
Elles tombent, bien sûr : sinon c'est pas drôle. (délicatement et sans faire de merdasse boueuse)
Dans mon mariage idéal, il y a peu de gens. On est mariés par quelqu'un qui se rapproche de l'image que j'ai d'un druide, ou par Eric : ce qui pour moi revient au même à peu de choses près. Il y a évidemment un feu de joie à la fin (c'est à dire que dans mon mariage idéal : il fait jour pendant le sacrement, puis pouf pouf : il fait nuit très vite et là c'est guindaille). Et on danse, donc. Bon : sur The Verve (pour autant que cela soit possible), et autres 80's bien sentis : pas sur des dingeling elfiques. Voilà. Donc, je sais que c'est débile. Je sais que ça n'arrivera jamais.

Mais quand on sait que mon homme idéal ressemble à ceci...
On peut se dire que de toute façon, je partais avec peu d'atouts en poche.

P1080728.JPG Voilà, maintenant, je peux retourner à la paix dans le monde et à la lutte contre la répression ou autres sérieuseries que les autres gèrent pendant que je fais la fille.

Faut alterner les plaisirs.

11.07.2009

besoin d'aller danser

BESOIN D'ALLER DANSER

20:21 Publié dans bourrique | Lien permanent | Commentaires (3)

Mawina !

Marina !

On a inventé "kwkwkw". C'est ton rire mais en anglais.
Ca vient de "Cwiminal Spiwits". (trop long à expliquer mais au moins : tu vois la logique)

Ca ouvre des perspectives infinies !

Ca tourne

Dès qu'on est dans le bureau, j'ai l'impression d'être l'ennemi. Dès qu'on en sort, j'ai l'impression d'être un réconfort. Les relations avec les gens sont sinueuses. Des fois ça me rappelle le chocolat qu'on doit pas manger quand on fait un voyage en car.

Tu sais, tu sais : tu le sais ! que il faut pas le refaire. Mais le chocolat c'est trop bon et être avec les gens c'est plus fort que toi.

11:21 Publié dans bourrique | Lien permanent | Commentaires (2)

MP des fées

Je croyais mentir en disant que je ne la connaissais pas. En fait c'était la vérité : elle est pleine de choses que j'ignorais jusque là.

10.07.2009

Mais quand même

La chance que quelqu'un veuille vous enlever pour vous soulager, vous faire passer la plus belle nuit de votre vie, vous souhaite le meilleur, vous trouve jolie, vous aime pour toujours, vous trouve étrange en aimant ça, ou vous aime parce que vous êtes simple. : pas débile, juste simple. La chance d'avoir été au centre d'un livre, d'un texte, sur un bras, dans des photos, dans des dessins. La chance d'avoir entendu des déclarations, des regrets, des excuses. La chance d'avoir été la chance que quelqu'un a raté dans sa vie. La chance d'entendre quelqu'un chanter "ah qu'elles sont jolies les filles de mon pays" quand vous marchez dans la rue. La chance d'entendre quelqu'un dire "si je suis là, c'est pour elle", et cette personne parle de vous, et de fait sans vous, elle n'aurait jamais été là. La chance d'avoir fait mal au coeur sans qu'on vous en veuille, la chance de pouvoir demander pardon et que ce soit accueilli. La chance d'avoir pu trouver un boulot sur une base de "sois toi-même et ça ira", la chance de se voir confier des choses précieuses. La chance d'avoir pu prendre en charge quelque chose d'important et d'avoir été remercié. La chance de pouvoir merder sans être quittée, sans être abandonnée. La chance d'être défaillante en toute sécurité. La chance d'avoir grandi dans des chansons d'amour, antimilitaristes, rock, au son des guitares, sans jamais devoir le mériter ou devoir le faire : la chance d'avoir pu juste écouter, être là, et ouvrir grands les yeux. La chance des messages qui arrivent juste pour dire : merci d'être là. La chance de pouvoir dévier et qu'il se trouve des gens pour dire "C'est elle comme on l'aime" et c'est pas malveillant. La chance d'une poignée de rencontres, qui dessinent nos contours, qui nous rappellent notre possible, des fractions de soi, des morceaux parfois invisibles, dont on ne se souvenait pas.

5 minutes d'excuse

Elle rit et c'est sans danger. En une phrase, elle affirme n'importe quoi. Loin, à des kilomètres, tellement à côté que je ne sais pas d'où elle sort ses certitudes. L'envie de la reprendre, comme reprendre un morceau de ce que je suis, dont elle n'a pas pris soin.
Je me fais l'effet d'une adolescente. J'ai Sarraute qui me revient.
Ah, c'est bien, ça.
Avec l'intonation dans le "ah" et dans le "ça". C'est important les phrases, c'est important parfois. C'est important ce que l'on voudrait dire quand ça ne passe pas. C'est important quand les gens pensent mieux dire que vous ce que vous avez pensé, ressenti. Et qu'ils ont assez de gueule pour vous l'expliquer, comme si vous ne pouviez pas mieux en juger.

Là c'est pas grave. Ca l'est jamais. Ce ne sont que les gouttes en trop qui comptent. Avant ça, on voit, on ajuste comme on peut. Les certitudes,  qui se cognent. A table. Je regarde le personnage décrit, et je me demande qui est cette inconnue qu'on désigne du regard en se tournant vers moi. Je n'ai jamais jamais jamais pensé que la vérité blesse. Qui est le fou qui a pu inventer cette phrase-là. La vérité ne fait aucun mal. C'est l'erreur qui agresse.

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