25.12.2009
Noël en famille, l'amour
Les bras de mon oncle : l'entendre dire "ma petite fillotte". Et il va raconter : les travaux ras le bol les pierres là bas loin, troglo, les voisins le chemin refaire des marionnettes et ses gros gilets sur ses tee-shirts ocre et comment il est heureux depuis elle. Et je la verrai, je n'aimerai toujours pas son métier de merde. Mais je la verrai. Et je suis sûre, je saurai, je sais, il me demandera d'un regard et j'acquièscerai : elle l'aime, et elle est juste bien pour lui. D'un signe de la tête, je lui répondrai "oui".
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23.12.2009
Pas la chose en soi
Alors un visage rond. Et puis, des monts, un mot. Et ce sont des ballons qui s'en vont, parviendront un peu, peut-être : un peu car partiel. Et même si une chose est ici, là - regarde c'est là - elle peut n'être qu'une partie d'elle-même. Des pièces détachables, n'est-ce pas. Alors, je lis. Relis.
Et des tests, et des essais, et se prouver, se protéger. Thinking "I wanna be like this". Je n'irai pas de la même manière, je ne pourrai plus vraiment m'en faire. Un feu de bengale brûlé, une cartouche usée. Parce que l'irréparable tient à un fil, on ne voit des événements qu'un peu de liège : doux, chaud, friable et puis froid après avoir été tiède. J'ai vu la neige fondre sur la fenêtre, relu des suffire. Suffire. Des comme toi. Des comme toi. Et il pleure sans que je sois capable de comprendre pourquoi. Alors, puisque ce visage rond, puisque être dans un bain et il ne manque que le son, alors, je vois monter - là regarde, comme il est beau - un ballon qui peut, oui, s'envoler et mes croyances reviennent aux flots.
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22.12.2009
Les mots brûlés
Mais j'aimerais voir venir le jour où
parce que la candidature déjà
posée là
sous
dans les yeux mélancoliques
d'un enfant
ne pas savoir
ni vouloir
que les autres iront
peut-être même
prendra
cette place
si seulement et je n'entends pas
contre rien : juste entier
mais
ça serait
en l'état
la direction que je vois
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Et puis se taire, et dormir.

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20.12.2009
Je ne m'en remets pas
Depuis l'intérieur, des visages qui passent. Le vin blanc un peu trop, mais je t'aime vraiment bien. Elle laisse un message qui s'excuse : pourquoi ? Ca on n'y comprend rien. Je corrige des "s", j'oublie des lettres. Je la vois et j'espère qu'ils sont sous le charme. Cette euphorie qu'on tente de raisonner : on attend, on verra, pas dire maintenant car on ne sait pas. Mais non en fait non. Je n'y crois pas. Je sais, je veux, j'aimerais tant que chaque chose ne fasse que retrouver la place à laquelle elle manquait. Le choix conscient se fait déraisonnablement. C'est rare les évidences, pourtant elles ont plu. De la laine dans mes boucles, des mains dans mes cheveux, pour pleurer, pour rien. Et être là, essayer. On essaye on se tient, comme l'autre fois dans la neige. On marche comme des pingouins pour ne pas s'éclater sur le verglas. J'ai le coeur qui explose au son de vos voix. Vos corps dans la foule. Que j'oublie, délaisse, fait passer après. Tous nos changements de cap, toutes nos métamorphoses, partenaires, co-pilotes, infirmières ou juste potes. Se choisir et parler de musique. S'envoyer des images un peu trop publiques. Se voir, se vouloir, regarder son propre corps. Prendre le temps le matin de se souvenir de Wim. Elle est venue avec sa frange et ses bières, mes 35 années et mon homme de pierre. Nos échecs domestiques et cette profonde envie. Etre là, voir Hema. La vie sans Eschu, et comparer nos chats. Un patron si heureux qu'il veut être dans les bras. Le travail, gagner sa vie, écrire parfois tous vos prénoms. J'aime entretenir cette sensation.
20:06 Publié dans Au bord de l'eau | Lien permanent | Commentaires (0)
19.12.2009
L'énergie lentement
Il y a dans la neige quelques traces de pas, une empreinte fantaisiste, un joli reliquat.
Du papier griffoné, l'envie de cultiver.
Quelques grains de chocolat sur de hauts tabourets.
C'est la nuit, on ne voit plus la neige, certainement que les gens crient, là-bas.
Ici, au calme, le plaisir du temps lent, pour savourer tout bas.
20:20 Publié dans Au bord de l'eau | Lien permanent | Commentaires (0)
Qui vibre
Comme c'est délicat : tenir à quelqu'un sans savoir quoi en faire.
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13.12.2009
Presque en vrai
Tout au fond, le sentiment d'être pas, d'être trop, de rien, juste raté. Moche et cassé : le moral en bas. Besoin de bras. Et puis un passage, un visage. Toujours ça se finit en sourires. Toujours pump it up, toujours le doux. La belle note du pays de la pluie.
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10.12.2009
Les vilains petits trésors
Je suis émue des confessions, je suis émue des choses qu'on dit tout bas. Les choses qui habituellement mettent de l'embarras. Les choses qu'on vit honteusement et qui finalement ne dérangent pas. L'ensemble des ombres qu'on dissimule au grand jour, ces secrets qu'on tait jusque là où ça ne choque pas. Je suis émue, proche, intime, de ces vilains petits trésors là.
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05.12.2009
Piep
Quelques montagnes blanches, quelques mouvements envoûtants :
une tête qui balance, des mains qui tournoient,
des yeux de chat, des yeux comme les poissons de Disney : Dora ?
Encore le songe qui se poursuit les yeux ouverts.
Le matin, le réveil, la tenue du sommeil.
Et quelques petits pieds sur des jambes,
et des grandes mains encore, qui serrent très fort.
L'avalanche toute petite dans un cou.
Des bruits de souris,
des heures qui réduisent la distance,
des heures qui passent sans que vienne la chance
de toucher quand en fait c'est tout près, là,
dans une heure, à peine, bientôt.
En retard d'un geste sur cette sensation à l'avance.
Sentir qu'on se repose dans le coton des montagnes blanches.
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