mar 18, 2008

Vendredi

Les discussions sans fin et l'intérêt soudain. Le temps de prendre le temps : tu te souviens ? On n'a pas fait ça ici, on sait bien. Passer les idées d'un geste de la main. Trop dur de se redire les sourires crétins, le voyage à Maidstone, Gruppo sportivo. Vas-y fonce, Madonna, les ballons. Et puis surtout, la réussite manquée : pourquoi, comment ça va, est-ce que tu veux que je t'aide ? Le réveil tardif. Comme on rate un train.
Un moment de lecture, s'endormir. Monter et reprendre le chemin. Savourer peut-être ce qui reste de bien. Se dire que c'est fini, lacher la douleur, faire sans. Et ton bricoleur, il arrive quand ? Vendredi.

 

Respire je crois

Au bout du souffle, de l'entraînement. Quelque chose qui a pris sa place sérieusement, quelque chose qu'on lache pour aller ailleurs. La construction prendra une forme différente sinon meilleure. Mais cinq mois, une autre vie. Faire le bilan, arrêter bientôt. Tirer le volet sur les échos. De Jérémie à Bordeaux, toutes les voix, les trains les factures. Les coups de fil la nuit, les histoires, un trajet en voiture. Revoir, remonter, jusqu'à Bienvenu. Un retour de casse-gueule, quelques images, quelques sons, quelques textes enfin. Les témoins en typo des histoires de rien. Du plan à trois de Laurent aux Ne nous ne perdons pas venus de Saint-Malo. Quelques personnes qui font le lien. La blogosphère, les essais. Etre sérieux, faire, être sérieux, ne pas arrêter, être sérieux. La recherche, la discipline, écrire encore. Quelques retours qui font du bien. A bout de souffle, récupérer ce temps, quand Dial avenue sera en route. Ne plus venir que pour en faire je ne sais quoi, ne plus venir par constance, mais par choix. Penser au sourire aimable de Lucien : Ah l'impatience des jeunes. Avoir tenu, j'ai tenu. Mené jusqu'au bout : c'est où ? Mené tous les soirs, comme un travail. Ne pas avoir été économe, ne pas avoir été légère. Constater les efforts, puis que je m'en aille. Bientôt lacher le bébé, je l'espère. Et fouiller dans les murs pour y récupérer l'idée qui m'a traversée.

mar 17, 2008

Les étages de draps

Endormis comme des chiots devant le film. La tendresse faisait un mètre quatre-vingt sur deux, environ. Acheté chez Ikea, sûrement. Blanc cassé, avec des reliefs. Un peu froid malgré tout. Ca disait en silence "reste là, à distance, je te rends ta vie". Ca disait peut-être d'autres choses aussi. Dans la nuit, il a dit Tu as froid. Il a recouvert les bras. Le chat dormait quelque part, il faisait noir. Entre deux couches de draps, dormir éloignés par une proximité : celles des vies qui vont se séparer.

jan 17, 2008

Petit rappel

Foncer dans ses pensées. Evidemment les mots qui suivent immédiatement sont là pour rappeler les obligations, les engagements. Puis, plus tard, ne rester que sur l'inverse de la réalité. En arriver par féliciter. Puis demander jusqu'où on peut effacer.
Le trajet inverse du mien, en quelque sorte.

jan 15, 2008

Grippe : obsession

Et pour info : on dirait que j'ai des loups dans le ventre : y'a des médocs contre les hurlements de ventre ? Ca hurle.
(oui, ça s'arrête, là, je sais que je suis pas glam', mais bon : heureusement, ça s'arrête là).

Waouhhh, graouhhh, mbooooooouiiinnn, wouhouuuuuuuuu, qu'il fait le ventre.

Toute la commune a cette grippe ? Pourquoi y'a que mon ventre qui wahouuuuuuuuuuuute ?
Je devrais être en plein "Loup-garou à Londres", et dehors, que des battements du vent et quelques voitures qui passent.

Bon, je vais me laver.

jan 14, 2008

Boulot

Il manquait une lampe en bas, il manquait du jus à la prise, il manque une poubelle, une couverture ignifuge, un pourcentage sur 3500€ d'achats par an, des étiquettes sur les pompes, ...

C'est pas malin.  C'est comme ça.

J'ai même pas le courage de toute façon de me faire du café. 

jan 10, 2008

Felt the quick push

I woke up to a feeling, it was cold by my side.
You had gone with the sunrise,
leaving tears in my eyes.

I got up with a feeling
of an emptiness inside
to the noise of the sidewalk
and the silence of my heart.

 ...

Barclay James Harvest : pas cool 

jan 08, 2008

Les murs

C'est dans les moments où on peut lâcher prise que les bains viennent accompagnés de surprise, un homme attentif aux bruits qui s'étouffent, et dans leur vie, elle prend moins le contrôle. Elle a laché les rennes, espérons parce qu'il y a, là, sous elle, l'attention qui mûrit, un filet de sécurité qui maintenant l'attend. Ce grand enfant est devenu un homme qui l'entend se taire, revient sur ses pas et promet que demain, c'est eux deux sous un toit, ce qu'il veut enfin.

C'est dans les larmes de la cuisine qu'elle s'excuse de plonger, que seule elle se voit cernée, et contre toute attente, l'histoire a fait son chemin, il y a au bout du silence quelqu'un qui prend sa main.

jan 04, 2008

Corvées

Laver son linge sale en silence : une habitude qui cache une nouvelle façon de faire.

jan 03, 2008

Prolo le clown

Un mécanisme est un fil qu'on doit tirer jusqu'au bout.
On ne fait pas avec les gens comme on fait au marché :
prendre ce qui plaît, et le reste : le dénigrer.
 

 

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