avr 21, 2008

Make up your mind

Alors c'est sur une toile que la carpe vient aux nouvelles, voler ce qui donnait envie de soupirer.

nov 20, 2007

Palme, Ours, César

Le plus haut prix vient d'être attribué dans la catégorie
des meilleures déceptions de l'année.

La vie va reprendre ses droits. 

nov 17, 2007

Une dernière planète claire

Il n'y avait aucun soulagement
sauf celui de voir que ça reste
et que même si c'est dérangeant,
ce ne sont pas des fantômes
qui habiteront la plage.
Prendre ce sable du bout de la main
confiante, un jour, en plein jour,
confiante car tout ce qui arrive n'est pas qu'attente.
La confiance toujours, que le sourire des femmes
qui encouragent n'est pas venu pour
se perdre dans le vent des grisailles.
Regarder avec émotion, avec tendresse,
ces jours passés à se demander quoi faire
c'est qu'alors il sera temps de vider ses poches des traits bleutés.
Vider ses poches, voir un signe
de toute l'humanité qui merde royalement en soi
(moi, capable de dire :
je sais pas, me méfie un peu... tu m'inspires confiance)
puisqu'il semble si crétin de perdre pied
puisque prend encore aujourd'hui racine cette illusion
qui dort ou fait semblant
fermant les yeux cette nuit sur le mal de son père
et souffrir, oui saigner d'un manque de sérénité,
puisque  cette nuit seule parvient à révéler la bêtise
alors ne faire que se relever.
Il n'y a pas de psy qui soigne les adolescents
aucune imbécile qui revienne sur terre,
il n'y a pas de miracle ni de remède
que la peur d'avoir cru à tort.
Les paupières, les tee-shirts noirs, les pieds qui ont foulé
la grande salle du Bazaar, avec en son sein Planète Claire.
Et une dernière cigarette avant demain.

nov 16, 2007

Le sourire

 

 Parce qu'on est tous pleins de vie.

 
podcast

 Nacht Und Nebel - Beats Of Love

135-187 suite et faim

c157014d63fb2178429513b3916ef046.gifJe cherche un annuaire. Je l'ai jamais eu mais je l'ai déjà perdu, il était là, y paraît. Quelqu'un l'a vu, donc il existe. Doit pas être bien gros, mais j'en ai besoin. Je pense qu'il a une couverture rouge, ou bleue, ou jaune. Y'a des coccinelles dessus, des toutes petites, des qui se collent, puis se décollent. Y'a une pub pour un supermarché, ou bien c'est qu'on s'est trompé en regardant, et que c'était juste le sac de courses d'une madame qui était posé dessus. En fait, si ça se trouve, quelqu'un comme moi l'a volé. Je continue quand même de chercher. On sait jamais. Mon homme dort en bas, j'ose pas le réveiller pour lui demander. "Dis, grand homme, t'as pas vu un cahier, il ressemble à rien, mais dedans y' a les adresses de tout ce que j'aimerais bien". "Pour sûr, mon chat, je vais le chercher", qu'il me répondrait.
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Je serais horrifiée : il verrait que je veux une boutique de nuits volées au quotidien, passée devant la mer, ou dans un refuge. Il verrait que je suis pas finie, que j'ai des rêves de môme, pire que ce qu'il croyait. Il verrait que je veux un magasin de gamines qui louchent, une fabrique de déo qui sent bon le matin. Il saurait ma capacité à lécher les vitrines des vieilleries qu'on a aimé avant, ma nostalgie qui prend le dessus sur la réalité. Viens, on va raconter des histoires le soir, les 3 petits cochons, et tu t'endors, ou bien le Chat botté. Une librairie, un hopital. Y'a tout dans mon annuaire. Y'a même des coiffeurs qui coupent les cheveux des filles, et le nom des gens qui disent que c'est bizarre, une fille qui ressemble à un garçon. Y'a un disquaire qui vend le Don Quichotte de Brel, et ça me fait penser à moi. Y'a un itinéraire vers la Russie, qui lui plairait, et y'a un billet d'avion pour l'Italie, entre Mamma Rosa et Francavilla. Ah, c'est malin, je fais comment maintenant. Là, il me dirait : "Ben, tu fais sans".

nov 12, 2007

Ok, j'assume presque

J'ai une facture de téléphone de ---€. ...Je ne peux pas l'écrire...

Soit, soyons créatifs :
- Plus de la moitié de mon salaire;
- approximativement 128 pulls à mon seconde main préféré;
- Plus de trois allers-retours Bruxelles/Bordeaux;
- De quoi équiper mon appart;
- De quoi payer quelques heures de l'avocat de Qui;
- Environ 20% de plus de ce que ma mère a pour vivre tous les mois.

La liste pourrait être longue.

Pas mal non plus: avant de connaître l'horrible montant, je me suis interrogée sur le fait d'acheter :
- les Inrocks (5€);
- Egoïste de Chanel (+-50€?)
- ZaraWoman (+-20€)
- une clé USB (25€) (ça fait deux fois que je perds la mienne)
- un beau carnet chez Schleiper (12€)
- et même le super bic avec le mec ou la nana qui perd son maillot quand on le met à l'envers. (4€?)

...

M'enfin, j'ai tout bien parlé mes trucs en ROOOUMIING. Ah ça, je peux vous dire que j'ai dit ce que j'avais à dire, j'ai même fait des silences : faut voir comme.
Pas des silences de chochotte, hein, des silences qui en disent long : et pendant longtemps.
J'ai écouté à tours de bras, j'ai ri et pleuré, j'ai même sûrement passé du temps avec des "Attends, je dois payer mon sandwich....(ting! bip minute)....S'il vous plaît, merci! ...(ting! bip minute)... Voilà je suis là, tu disais quoi?"
ou encore avec des "ça va couper, là, non?", des "tes là?", des "je sais pas, je pense à ce que tu viens de dire".
Et parfois même d'ajouter : "faudrait qu'on en parle."

...

Chez Base, il y a un cadre avec "Meilleur client du mois" écrit dessus : ben c'est moi la photo dedans cette fois.
Mais 1 fois, mais pas 2.
Ah, la vache, j'ai honte.

 

Toutes les voix (8)

En France, quand j'ai dit que j'étais Belge, on me disait
"Vfiouuuuh.... Et ça va avec votre gouvernement?"

(Je suis silencieuse comme face à un enfant qu'on ne veut pas brusquer. Je tâtonne, je balbutie)


Mais oui mais bon, euh, et vous, ça va ?

(retirée) Du lit à l'aube

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Mon chat est heureux de me retrouver, je mesure ça aux nombreux coups de tête qu'il vient de me donner pour me tirer du lit. 7h du matin. Moi qui pensais pouvoir récupérer, dormir un peu.

 

 

 

 

Me voilà prête à reprendre du service, le 2è numéro du  journal, le blog (http://on.zeblog.com : allez-y, que le boss voie qu'on y va...), les courriers de l'assurance, les formations AFSCA, les comptes, notamment celui que je voulais tant clôturer. Je l'ai fermé. Sans Palyn. Trop pressée. Pourquoi faut-il que je soie si pressée.

Mon chat est collé à moi comme dans ces nuits de la semaine dernière. Ronronne, me regarde.
Je lui dis : ça te dirait de déménager encore une fois ?
Ronron (fort).Pas de réponse claire.
Je peux pas trop lui en vouloir vu que la question ne l'était pas.

Demain, je sens qu'entre les commandes, le cambriolage, l'opération de ma mère, les cours que j'ai pas révisés, l'envie d'écrire encore, et les photos à trier, il restera peu de temps pour mettre au net mes notes, les structurer.

Elles parlent de choses à faire, des autres à méditer. Ces notes répertorient aussi les jolies histoires à raconter à une princesse qui cache dans son armoire une petite société.

Dans son univers, il y a de quoi nourrir et soigner, il y a une famille, deux bébés préférés.
Il y a un grand chef, posé sur un fauteuil. Va savoir pourquoi c'est un chat, alors qu'elle est allergique.
Le chat-chef a tous les droits, un peu comme dans la vraie vie.
Pour sûr, quand elle ferme la porte de son armoire, la petite chérie ne voit pas les coups de tête et les ronrons forts.
Elle se retourne, passe à ses billes ou file vers ceux qui l'aiment. Et elle conserve ainsi une belle idée de ce qu'elle a créé.

nov 11, 2007

Train retour

Je fais tout pour dormir, pour ne penser à rien.
Musique, écrire encore un peu, garder le téléphone en contact du bout des doigts.
Chaque kilomètre me dit d'avancer.

C'est la fonction du kilomètre, soyons rationnels, soyons raisonnable : le plus beau kilomètre ne peut offrir que ce qu'il a.

Mes voisins créent une barrière entre moi et les autres voyageurs.
L'un des deux lit un livre qui s'appelle 'Le jeûne et la prière...quelque chose" (j'ai oublié)
Le chapitre qu'il entame, le quatrième, s'appelle : L'humilité
sous-titre : Le premier pas vers le triomphe.

:-)

Comme ils disent dans Survivaure : je ne sais pas ce que l'auteur a pris, mais j'en veux bien.

On approche de Bruxelles, l'autre voisin demande un téléphone pour appeler son frère qui l'attend à la gare.
Je lui donne le mien (je lâche enfin ce téléphone), et puis, on papote.
Le Cameroun, les voitures, les enfants, les grèves.

Et puis, on échange les prénoms.

Il s'appelle Bienvenu.