13.10.2009
Exclusif
La main, l'épaule, la joue. Se retenir trois jours. La peau, une voix. Ce qui reste de Sylvie quand il manque son papa. Des humeurs, des manques. Le mal au coeur des possibles ratés. Les gens qu'on devrait écarter, ceux qu'on aimerait garder. Les chemises trop épaisses, ses chevilles cachées. C'est vrai que c'est plus l'été. Avoir mal à ses hommes, oublier les robes. Attendre les caresses d'une main forte, des poignets épais. La présence rassurante d'une voix qui se poserait.
Chhhht. Ne t'inquiète pas. Je suis là.
08:52 Publié dans Au bord de l'eau | Lien permanent | Commentaires (5)
12.10.2009
un peu de ce qui ne suffisait

17:58 Publié dans Au bord de l'eau | Lien permanent | Commentaires (0)
11.10.2009
Cinéma désengagé
Les frissons du film, spectatrice. Des mots, un flot de mots. Inutiles ou gratuits, mais esthétiques. Les illusions à l'écran. Tony Leung, visage d'homme aimant, chemise à carreaux, café noir. Sourire doux. En grand devant moi, avec "une musique facile", il dit. Et c'est vrai. Mais ces "amours" c'est facile, et puis j'apprends maintenant : les mots aussi. On te les jette à la figure alors que tu n'as rien demandé. Facile, express. Chungking Express. C'est beau de croire, c'est beau quand on plonge dedans : un film, une histoire. Joliment se faire avoir. Sortir de là idiote : on peut pas être l'héroïne d'un numéro bien rôdé. J'imagine d'autres femmes, les suivantes, les candidates : chacune sa séance. Allez, les filles : ce n'est qu'un bon moment à passer. Le film reprendra sans vous après.
I've been for a walk. The leaves were brown. I could have been safe and warm.
23:07 Publié dans bourrique | Lien permanent | Commentaires (0)
07.10.2009
Allez, j'y vais.
Je suis d'une nature plein de choses comme tout le monde mais je suis entre autres très lente. Voilà comment certaines musiques indispensables me parviennent dans des délais inimaginables. (voir ci-dessous). Voilà comment j'oublie d'aller à Ostende, comment j'oublie d'aller danser, comment j'oublie que n'importe quel verre de blanc bu à une terrasse, seule, m'apporte du bonheur. De même que les îles Philips, trop injustement décriées. J'ai envie d'ailleurs, ce n'est pas nouveau, ce n'est pas fini. J'ai envie d'ici, avec la toile de Kino déroulée sur l'échaffaudage, du bureau rangé que Magali va animer, jeudi. J'oublie aussi d'organiser les choses de manière à les empêcher de merder. J'oublie de parler, ou de me taire. Ca dépend des fois. Des fois je fais ce qu'il ne faut pas, ou bien je fais quand il ne faut pas. Je m'autorise ma vie à moi, je m'autorise de croire en une seule vie qui ne dépende pas des autres, alors que sans eux, elle serait bien laide. Mais j'oublie, souvent, de lâcher le clavier, et d'aller, simplement, en bas, avec un livre. Ne rien faire. Oui : ou bien ne rien faire. Et regarder comme on ne fait rien quand on ne fait rien. Ca, ça serait bien. Me prendre juste moi, par la main. Come with me.
08:19 Publié dans Au bord de l'eau | Lien permanent | Commentaires (13)
06.10.2009
Subtil
C'est pas qu'on est des chieuses. Mais.
Les intentions ne sont pas les seules qui comptent.
Et avec les filles, il vaut mieux que l'adéquation "paroles-actes" soit parfaite : sinon elles ne manquent pas de vous le faire remarquer.
Alors vaut mieux soit la fermer, soit assurer.
22:29 Publié dans bourrique | Lien permanent | Commentaires (5)