06.10.2009

Chiffres

Morte de stress à l'idée de remettre des papiers, des chiffres, de l'ordre. Je pourrais me couper un bras pour montrer que j'ai rien fait de mal et c'est peut-être la seule chose qui me donne la possibilité de ne pas avoir la nuque complètement bloquée : pouvoir se reposer sur sa propre honnêteté. Ils me demandent des attestations, des tickets, des perspectives, pour les entrer dans des cases et que les choses soient bien rangées. Je suis morte de trouille. Personne ne fait camion-balai derrière moi. Personne n'est là pour compenser mon bordel. Je suis tétanisée dès qu'on entre dans l'administratif qui me concerne. Et je ne sais pas pourquoi.

14:30 Publié dans jejejejeje | Lien permanent | Commentaires (3)

05.10.2009

Tandem

Dans les souvenirs il y a du bonheur forcé, mais entre deux, il y a du vrai. C'est de la pierre, un pantalon qui serait trop petit, un sweet qui était beau une fois porté. Entre deux, ce qui est oublié, perdu. Le territoire, toujours. Celui qui n'est pas collectif. Et sans indice, sans aucune piste, laisser les heures filer en se disant qu'un jour on se frappera le front de n'y avoir pas pensé, ou alors, peut-être, se dire qu'il faut parler. Il y avait des villes portuaires. Mais et après ?

08:27 Publié dans bourrique | Lien permanent | Commentaires (0)

04.10.2009

Petit vampire

Elle parle bas. Elle a une jolie voix. De longues boucles qui tournicotent comme moi, quand dans la tête c'est tout  . Toute menue, elle est belle. Bien entendu elle le sait pas. Elle doit avoir encore des tas de complexes. Qui sont déjà infondés à mes yeux jusque là.

 

Blacklegacy

Un petit gars rare, qui promet. Sur la route. As one of us.

Trésors

Tout savoir, elle veut tout savoir. On dirait qu'elle veut posséder les choses, les garder dans un tiroir. Elle demande quand, quoi, qui était là. Mais au fond l'impact que ça a eu ne la touche pas.

J'ai toujours cette sensation étrange quand je parle à des gens supposés proches que je dois rester attentive. Dans le fond mes trésors, ce que je vis et avec qui, je les conserve jalousement aussi. Ne pas gaver l'oie, pas de confiture aux cochons : des fois on fait face aux silences de ceux à qui on pose des questions. Quand j'aperçois, de loin, un détachement pour ce qui m'importe pointer du museau, je suis de ceux qui regardent le ciel, les oiseaux, et je ne prononce plus un mot.

On a marché un peu. Il y avait une légère tension. J'aurais dû ramasser ces trucs qui font comme des ailes d'hélico. J'ai bien gardé une feuille du parc, l'autre jour. Je l'aurais épinglée en silence dans le bureau, il n'y a que moi qui aurait su. Et on serait passées au pillage de l'accessoire, ordinaire et futile, pour nourrir la curiosité de ma gourmande en vie privée.

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