27.11.2009
Bourrique
Le coeur a bondi, et elle a dit : tu es en vie. Ca marche avec les miettes, avec le calme, avec les déceptions aussi. Etre en vie. La distance entre ce qui se gagne et ce qui s'obtient facilement, les paumes tendues pour attraper ce qui vient, les doigts accrochés pour retenir ce à quoi tient. Les miettes, le vent, les fausses idées et l'omission. Un peu de chagrin encore, ça et là, pour se souvenir du palpitant.
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26.11.2009
Build
Doucement. Lentement. Sûrement.
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25.11.2009
Contentement
Les éléments, les bricoles. Des morceaux de tissu, des bouts de plastique, des mégots, des emballages, des cartes. Des feuilles, des fleurs d'hiver. Des choses qui prennent la poussière. Un univers. Des couleurs, des souvenirs : même plus les odeurs. Quelques objets qui lui sont insupportables parce qu'ils ne représentent rien pour lui. Et moi, comme un puzzle à assembler, éparpillée sur les murs, dans des tiroirs, dans des caisses auxquelles il se cogne le soir. Mes encombrants, un peu de chacun, resté, déménagé, du passé, ou parti. Un moment si parfait, associé à une musique. Des reliques de tous les bons moments. La carte de l'Union. La photo d'identité miraculée. Une fleur qui tourne mais pas la vraie, un poulain, des couleurs primaires, un bon à tirer. Une boite de Curix pour ma maman. Les boucles d'oreille en forme de guitare. Un zèbre dédoublé, le Blut. Un portefeuille curry, des étoiles. Cette fois la feuille ramassée, des codes pour quelque chose mais j'ai oublié : juste que ça vient de ce carnet. Un sac doré, la caisse de métal noir. Un sifflet. Une pin-up, une moustache, les Leningrad Cowboys. Même 4 boules de sucre pour les guerriers. L'ongle de Norbert. Une tirelire éventrée. J'en passe et des meilleurs qui n'ont pas fini de me troubler.
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23.11.2009
Laconique
Le mot dit : tu reviens bientôt ? quand j'ai eu le temps de repartir. Et ce temps, cette période, cette absence, sans rien, sans autre mot, est une preuve. Une preuve que c'est faute de mieux. Que rien ne manque, que c'est sans intérêt ou en tout cas, accessoire. Et donc c'est pas grave. Je veux bien qu'on soit différents, mais je n'aime pas qu'on se foute de ma gueule. Du moins pas sans me le dire. Mais dès que c'est évident - je suis lente - alors d'accord, je joue aussi. Et donc maintenant, le mot dit : tu reviens bientôt ? Et moi, souriant, je réponds juste : oui.
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Astral
j'ai envoyé des mots, avec un titre. et tout ce qui me touche n'est qu'image, ou douceur. sur ma joue. et des mains, des sons, des mots. soufflés mais pas écrits. alors je ne sais pas. peut-être qu'il jettera. j'ai plein d'images, mais elles restent enfermées en moi.

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