16.10.2009
La classe atomique
Enchaîner un peu de ce café-ci, un peu de ce café-là. Monter, descendre, faire de la monnaie. Filer voir le comptable, comprendre quoi, pourquoi, savoir que la semaine qui suit on aura oublié déjà. Et puis Pierre, l'informatique. Et puis retirer l'odeur de tabac. Sa laver, se préparer. Commence le congé. Et aller voir le Fallen angels au cinéma. S'endormir, savoir qu'on a à faire, demain. Ouvrir les fichiers. Bosser d'ici. Repartir là-bas. Dès que le pain est livré, filer à la gare. Musique, carnet, livre. Quelques travaux défigurant la digue. Des bidules stupides qu'on ramène comme d'un coin exotique. Ca fait 20 ans, en fait. Que cet amour. Pour des bêtises, sans raison, marcher dans les 8 mêmes rues sans connaître leurs noms. Les photos d'Arno, notre belle gueule à nous. Le costume et la classe. Atomique. Une table, un verre, une cigarette. Et le vent qui chante. Un parcours connu. La lumière de maintenant : toutes ces petites choses devant.
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Je meurs et toi, ça va?
Elle a mal loin là-bas, toute seule, et il va partir et elle restera avec son mal, loin là-bas, toute seule. Et j'ai peur du vide qui l'encerclera, peut-être, je crains. Je ne sais pas.
00:14 Publié dans bourrique | Lien permanent | Commentaires (2)
15.10.2009
Des nouvelles
J'aime rentrer et trouver des mots. Ils parlent de zoo ou d'années qui passent vite, ils parlent de longues missives ou de perles. Ils parlent des mêmes envies que moi ou de Charleroi. Ils sont courts en général. Mais c'est du temps donné pour accueillir mon retour : un message, une enveloppe jaune, un signe. Ca parle de masque ou de coloc. Il y a aussi les fêtes qu'on se prépare. Ou les cadeaux, ou les restos. Ou les choses sans mots. On me fait prendre le train voir la moche ville, on me dit que tout va bien avec le gros débile. Des je t'aime pensés, certifiés authentiques. Des je t'aime prouvés par une longue pratique. J'aime rentrer et trouver le début : d'une nouvelle vie, de l'état général, du cul du coeur et du moral. Il y a dans la tribu un peu tous les genres. De la pauvre victime à l'ultime gagnante. Ces gens aux visages en petit et carré, que je peux présenter en silence à ceux d'ici. Les méchants kilomètres sont un obstacle à rien du tout. On s'aime sans se voir beaucoup. On s'aime à distance mais on s'aime malgré tout.
17:02 Publié dans Au bord de l'eau | Lien permanent | Commentaires (7)
chat promis

09:40 Publié dans jejejejeje | Lien permanent | Commentaires (3)
14.10.2009
Au spectacle
Je n'ai pas tout tout tout bien compris. Des fois ça descend. Des fois ça disparaît. Des fois on ne peut plus voir que ça. Il n'y a aucune logique apparente, juste un mouvement. Et de loin, pas trop, adossée à un mur, je regarde les petites voitures, ça fait des 8. Ca hurle dedans puis ça s'éloigne dans un coup de vent.
17:16 Publié dans allumage automatique | Lien permanent | Commentaires (0)