22.10.2009
Si il y avait deux billets
Voilà. Ca s'est terminé. Et l'écran rouge, le velours, le tapis, le bruit sourd des gens qui sortent. Et un rêve, puis l'autre, puis l'autre. Tout défile comme sortent les spectateurs : calme et concentré. Les couleurs dans le sombre, et sur le siège. Une pince à cheveux rarement idéale, Devendra prêt à démarrer "we're gonna enter a new life that's for sure". Et juste là, quelques secondes après les derniers noms, une forte sensation, connue, vécue cent fois, que l'on vivra encore. Cette ville, ce cinéma. Ce soir, le travail, les gens. Tout est là, être au milieu, pas perdu mais dedans. Et chaque parcelle du corps, sentir, toucher : la pince, le téléphone, encore une grosse écharpe, la veste noire. Tout. Tout nous touche, nous affecte. Et les cheveux, une mèche devant les yeux. Tout est très réel. Vouloir cet ailleurs, qu'ici soit ailleurs. Avoir envie de la même chose, que ça soit normal, étranger mais légitime. On se lève, avec les autres derniers. Quitter ici comme si on était loin. Une robe, des talons, être pris par la main se faire caresser le front. Avancer et voir les gens du quartier, étreindre leur amoureuse du moment, dépasser les bars qui ont fait un buzz et qui se vident lentement. Traverser en étranger, tout reviendra trop près demain. Aller comme pour le sommeil. Quelques rêves dans les oreilles. Enfoncer les portes. Les portes ne manquent pas. Derrière l'une d'entre elles se trouverait un feu à l'âtre, et le noir, et le calme, à peine des murmures si vraiment il fallait. Avec un peu de cette tension qui mord. Prolonger le vide, dans le chaud, apaisé, au fond de soi. Prolonger le vide.
23:07 Publié dans allumage automatique | Lien permanent | Commentaires (1)
In the mood ce soir
08:00 Publié dans allumage automatique | Lien permanent | Commentaires (0)
21.10.2009
Don't want to feel like
08:00 Publié dans bourrique | Lien permanent | Commentaires (7)
20.10.2009
Mieux la récompense
Ca s'éclaircit, c'est nettoyé petit à petit. Les tempêtes à venir sont connues pour la plupart, et les plans à convenir, les arrangements possibles. Une bonne limite, mais du propre, du sain. Un bon dentiste, un bon comptable. Un boulot qui fait mieux que donner de l'argent. La tête ailleurs, mais tranquillement. Des sacs et des trajets à venir, toujours une frontière à franchir. Aller dans un salon, se poser dans le sable dès qu'il fera moins bon. Le nez dans une écharpe, un bon gros pull. Des bisous, des je te serre, des mots qu'on trouve après les heures amères.
On trie, on met dans des fardes. Je ne sais pas combiende fois : tant, sans arrêt. Mais ça aide et quelques fois, soudain le calme plat. Et dedans juste recevoir sans devoir bouger le petit doigt.
19:01 Publié dans Au bord de l'eau | Lien permanent | Commentaires (0)
Un type de logique
Sur le coin, aimable. Prenant la main qui ne tient pas le portable. Il embrasse, gentiment, en s'abaissant. Puis il part. Il est tard. C'est bien après l'heure. Et j'imagine qu'il pense qu'on est les meilleurs. Qu'il a oublié, plus que mis de côté, les rancoeurs. Et c'est un verre, de plus, de trop, je ne sais pas, qui provoque ça. Salut, chou. Il dit. Et puis il s'en va.
13:00 Publié dans bourrique | Lien permanent | Commentaires (0)


