07.10.2009
Allez, j'y vais.
Je suis d'une nature plein de choses comme tout le monde mais je suis entre autres très lente. Voilà comment certaines musiques indispensables me parviennent dans des délais inimaginables. (voir ci-dessous). Voilà comment j'oublie d'aller à Ostende, comment j'oublie d'aller danser, comment j'oublie que n'importe quel verre de blanc bu à une terrasse, seule, m'apporte du bonheur. De même que les îles Philips, trop injustement décriées. J'ai envie d'ailleurs, ce n'est pas nouveau, ce n'est pas fini. J'ai envie d'ici, avec la toile de Kino déroulée sur l'échaffaudage, du bureau rangé que Magali va animer, jeudi. J'oublie aussi d'organiser les choses de manière à les empêcher de merder. J'oublie de parler, ou de me taire. Ca dépend des fois. Des fois je fais ce qu'il ne faut pas, ou bien je fais quand il ne faut pas. Je m'autorise ma vie à moi, je m'autorise de croire en une seule vie qui ne dépende pas des autres, alors que sans eux, elle serait bien laide. Mais j'oublie, souvent, de lâcher le clavier, et d'aller, simplement, en bas, avec un livre. Ne rien faire. Oui : ou bien ne rien faire. Et regarder comme on ne fait rien quand on ne fait rien. Ca, ça serait bien. Me prendre juste moi, par la main. Come with me.
08:19 Publié dans Au bord de l'eau | Lien permanent | Commentaires (13)
06.10.2009
Subtil
C'est pas qu'on est des chieuses. Mais.
Les intentions ne sont pas les seules qui comptent.
Et avec les filles, il vaut mieux que l'adéquation "paroles-actes" soit parfaite : sinon elles ne manquent pas de vous le faire remarquer.
Alors vaut mieux soit la fermer, soit assurer.
22:29 Publié dans bourrique | Lien permanent | Commentaires (5)
Chiffres
Morte de stress à l'idée de remettre des papiers, des chiffres, de l'ordre. Je pourrais me couper un bras pour montrer que j'ai rien fait de mal et c'est peut-être la seule chose qui me donne la possibilité de ne pas avoir la nuque complètement bloquée : pouvoir se reposer sur sa propre honnêteté. Ils me demandent des attestations, des tickets, des perspectives, pour les entrer dans des cases et que les choses soient bien rangées. Je suis morte de trouille. Personne ne fait camion-balai derrière moi. Personne n'est là pour compenser mon bordel. Je suis tétanisée dès qu'on entre dans l'administratif qui me concerne. Et je ne sais pas pourquoi.
14:30 Publié dans jejejejeje | Lien permanent | Commentaires (3)
05.10.2009
Tandem
Dans les souvenirs il y a du bonheur forcé, mais entre deux, il y a du vrai. C'est de la pierre, un pantalon qui serait trop petit, un sweet qui était beau une fois porté. Entre deux, ce qui est oublié, perdu. Le territoire, toujours. Celui qui n'est pas collectif. Et sans indice, sans aucune piste, laisser les heures filer en se disant qu'un jour on se frappera le front de n'y avoir pas pensé, ou alors, peut-être, se dire qu'il faut parler. Il y avait des villes portuaires. Mais et après ?
08:27 Publié dans bourrique | Lien permanent | Commentaires (0)
04.10.2009
Petit vampire
Elle parle bas. Elle a une jolie voix. De longues boucles qui tournicotent comme moi, quand dans la tête c'est tout . Toute menue, elle est belle. Bien entendu elle le sait pas. Elle doit avoir encore des tas de complexes. Qui sont déjà infondés à mes yeux jusque là.
09:22 Publié dans Au bord de l'eau | Lien permanent | Commentaires (0)