18.10.2009

Au repos

Une baie, un fruit, quelque chose de frais qui naît avant la longue nuit. J'ai rebondi sur l'herbe et j'ai vu là, au bout des doigts, ce qui pousse alors qu'il fait froid dehors. Je ne sais pas comment ça s'appelle, pourtant ça porte un nom. C'était de la joie simple, un cadeau de la saison.

17.10.2009

Bien avant qu'on la redemande

Oui mais j'ai un mot d'excuse

16.10.2009

La classe atomique

Enchaîner un peu de ce café-ci, un peu de ce café-là. Monter, descendre, faire de la monnaie. Filer voir le comptable, comprendre quoi, pourquoi, savoir que la semaine qui suit on aura oublié déjà. Et puis Pierre, l'informatique. Et puis retirer l'odeur de tabac. Sa laver, se préparer. Commence le congé. Et aller voir le Fallen angels au cinéma. S'endormir, savoir qu'on a à faire, demain. Ouvrir les fichiers.  Bosser d'ici. Repartir là-bas. Dès que le pain est livré, filer à la gare. Musique, carnet, livre. Quelques travaux défigurant la digue. Des bidules stupides qu'on ramène comme d'un coin exotique. Ca fait 20 ans, en fait. Que cet amour. Pour des bêtises, sans raison, marcher dans les 8 mêmes rues sans connaître leurs noms. Les photos d'Arno, notre belle gueule à nous. Le costume et la classe. Atomique. Une table, un verre, une cigarette. Et le vent qui chante. Un parcours connu. La lumière de maintenant : toutes ces petites choses devant.

Je meurs et toi, ça va?

Elle a mal loin là-bas, toute seule, et il va partir et elle restera avec son mal, loin là-bas, toute seule. Et j'ai peur du vide qui l'encerclera, peut-être, je crains. Je ne sais pas.

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