mai 29, 2008
Comment c'est possible ?
Ma comptable m'appelle pour me dire de revendre tout de suite mon appartement - ça semble tellement urgent que j'ai l'impression que le quartier va être rasé et qu'il faut le revendre avant qu'il n'aie été détruit - elle insiste : Revends-le ! Et elle dit qu'on doit se voir de toute urgence, que en fait, la situation est si grave que je ne dois plus facturer quoi que ce soit à qui ce soit : je dois impérativement cesser toute activité, parce que je suis tellement dans la merde* que l'inspection fiscale va débarquer. Elle me dit que Ils ont décidé de t'exterminer. Je suis morte flippée. Et je comprends : c'est en fait un complot. Un ancien militant a décidé de tous nous mettre dans l'incapacité de poursuivre le travail de solidarité, il a fait courir la rumeur que je connais un camarade turc qui a un mandat d'arrêt international au cul. La Sûreté de l'Etat a été manipulée, elle attaque chacun sur des terrains différents, et c'est sur le boulot qu'elle va me mettre à genoux : elle envoie des agents armés pour me menacer. Je me retrouve prise de malaises : de quoi je vais vivre si je peux pas travailler, et je vais dormir où ? Et comment un ancien militant peut tomber si bas ? Et en plus, c'est quoi cette histoire de tueurs, je vais me défendre comment ? Et puis, pourquoi ... haaa ...
Il est vraiment temps que j'aie rentré ma première déclaration fiscale en tant qu'indépendant, ça me travaille un peu trop la nuit.
* : merdemerdemerdemerde (comprend qui peut).
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avr 15, 2008
Pas sûre
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En attendant
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avr 09, 2008
Métro
12:00 Publié dans l'avant-toujours | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mar 11, 2008
Ca commence bien
Et puis CMYK sur papier recyclé.
Et puis bleue sur la chair.
Et maintenant, en route.
Avec le sourire qu'il dit.
Mais c'est normal, voit pleurer.
Avec le sourire
dans les plis de ses jolis yeux.
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mar 10, 2008
Pareil
J'imaginais pas Minou comme ça ni Magalie. J'ai repensé à Nora, j'en suis triste pour toi. Non, rien je disais ça comme ça. T'as vu cette maison c'est à vendre, qu'est-ce que t'en penses ? On dit comment "crêpe" en breton ? On va voir Franck à Saint-Malo, Marina et Pierre viennent à la maison. Massilia donne un concert, on y va. Il a eu des ennuis j'y vais. Je viens avec toi. Respire, respire. Monsieur ne restez pas là. C'est une fille ? T'as de la fièvre, c'est moi qui fait à manger. Commande pluôt une pizza. C'est la vie que je voulais vivre. Rabelais plus que Voltaire. T'as jamais lu Adamek ? Ca fait deux ans que Riel prend la poussière, on y pose notre tasse. Y'a des cris dans la rue, des cris de joie. Quand elle a dit ceci j'ai pensé cela. Etcetera. Liste non exhaustive des choses à partager sous le toit.
22:16 Publié dans l'avant-toujours | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Ta peur
J'aime ta peur parce qu'elle naît de ton attention. J'aime ta peur parce qu'elle naît de ton attachement. Je l'aime comme on aime les peurs d'enfant. On va sur le Grand huit, on regarde un film d'horreur. Même si ça n'a pas lieu d'être, ça fait peur. Et ce qui n'a pas lieu d'être est subjectif, et on emmerde les années à se questionner : j'aime ta peur parce qu'elle me prouve que je suis aimée.
Je n'effacerai pas, ni ne condamnerai ces mouvements de frayeur, ils sont la vie qui nous lie, ils sont ce temps qu'on passe éloigné l'un de l'autre, toutes ces heures. Ne pas savoir ce que fait pense aime ou dit chacun, alors qu'il est loin. Ne réprime pas ces émotions, et ne crois pas que je les encourage. Peut-être oui quand même, je les laisse arriver. Alors fais un tour, roule jeunesse, regarde le film où le gars il se fait massacrer, et gicle le sang. Je suis le filet de sécurité, je suis la main qui te détend. Je n'aime tes peurs que parce que tu te demandes si tu lis bien, et c'est pour ça que, sois-en sûr, tu ne crains rien.
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mar 09, 2008
Des soins
Ne perds pas de temps, ces mots sont bleus
Des appels en absence, et des messages. Succès soudain en deux heures à peine. C'est lorsqu'on n'attend plus que ça se manifeste. C'est au coin du chantier, en bord de table, tous les deux frigorifiés, seuls dans nos apparts qu'on veut remplis de vie, qu'on a achetés pour les partager, qu'on se raconte. Et pendant ce temps, l'appareil sonne silencieucement.
De tous les messages n'ouvrir que le dernier qui vient du bleu. Un coeur se fend, et c'est ici, à Bruxelles, qu'est le pansement.
Le convecteur chauffe, on vide la bouteille. On fume et quoi des travaux, pour qui, quand. Et ce qu'il a dit, et pourquoi elle a fait ça. Des blablas de couples passés, des constats de nous changés.
Le coeur se fend, je serai le pansement. On se dit : nous étions une entreprise, on se dit : elle va vers la mort.
Et puis, minuit. Monter les escaliers alors qu'un autre rentre, voir son visage blessé de nous voir s'éloigner. Choisir où on fait du bien, on ne peut pas tout soigner.
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Les petits carnets
Il a écrit il y a deux mois, ré-écrit. Il a tapé sur son clavier quelques couplets.
Et puis, sans bien s'en rendre compte, il écrit tous les jours, sans être musicien, les belles paroles, un peu d'harmonie. La voix qui ressort, faire entendre le son de sa voix. Lire - Arrêter. Les fonctions proposées. Lire. Lire. Lire. Voilà ce que je fais en boucle. Je lis chaque jour ce que cet amour invente, ce qui restera gravé pour nous, dans nos petits carnets.
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mar 08, 2008
peur
même sur la pointe des pieds, en équilibre sur une jambe, bras tendus regard dirigé vers le rêve. même alors, ...
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